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Trois attitudes pleines de vie qui préparent à la mort

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Mónica Muñoz - publié le 28/08/25
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La vie sur terre n’est qu’un pèlerinage vers la rencontre ultime avec Dieu. Parce que nul ne sait quand viendra ce moment, il est essentiel de vivre chaque jour dans la foi, l’espérance et la préparation du cœur, afin d’entrer un jour dans la joie éternelle promise par le Christ. Voici trois attitudes à cultiver pour se tenir le plus prêt possible à faire face à la mort.

Tout chrétien sait que la vie sur terre n’est qu’un pèlerinage. Le monde présent n’est pas la demeure définitive : il est une étape, une marche vers la vraie patrie qui est le ciel. Là, l’âme demeurera éternellement auprès de Dieu, dans la communion parfaite avec le Christ.

Saint Paul rappelle : "Quant à nous, notre cité se trouve dans les cieux ; de là viendra le Sauveur que nous attendons, le Seigneur Jésus Christ" (Ph 3,20). Mais pour entrer dans cette demeure de lumière, d’amour et de joie inconditionnels, il est nécessaire de vivre en état de préparation, comme un serviteur fidèle qui attend son maître. Le Seigneur demande de veiller et d’être prêts à chaque instant (cf. Mt 24,42-44). Cela se concrétise par trois attitudes essentielles qui orientent toute l’existence vers l’éternité.

1Avoir la ceinture aux reins

Dans l’Évangile selon saint Luc (12, 32-48), Jésus exhorte : "Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées." Autrefois, cela signifiait être prêt à se mettre en route sans délai. Aujourd’hui, cette invitation rappelle qu’il faut être disposé à voir revenir le Sauveur à tout moment.

La mort peut survenir sans prévenir, même chez une personne jeune et en bonne santé. Quand le Seigneur appelle, il n’existe aucun délai supplémentaire. D’où l’importance de mettre de l’ordre dans sa vie : se réconcilier avec sa famille, régler ses dettes, exprimer son amour, demander pardon, recourir à la confession… Vivre comme si ce jour était le dernier.

2Garder sa lampe allumée

L’image de la lampe traverse toute l’Écriture. Dans le Psaume il est écrit : "Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route" (Ps 119,105). La lampe représente la foi éclairée par la Parole de Dieu, cette lumière qui guide à travers les ténèbres du monde. Sans elle, l’âme s’expose au risque de s’égarer, de trébucher, voire de s’endormir dans l’indifférence spirituelle. Comment garder cette lampe allumée ? En méditant chaque jour la Parole de Dieu, source de lumière (cf. Ps 18,9), en recevant fréquemment les sacrements, en particulier l’Eucharistie et la Réconciliation, qui fortifient la foi et purifient le cœur, ou encore en pratiquant la charité concrète : "Ainsi votre lumière doit briller devant les hommes, afin qu’en voyant vos bonnes œuvres ils rendent gloire à votre Père" (Mt 5,16).

Garder la lampe allumée, c’est donc vivre dans la foi active, afin que, lorsque le Seigneur viendra, il trouve une lumière qui brille encore, signe d’une vie orientée vers Lui.

3Rester vigilant

L’Évangile rappelle que nul ne sait par où entrera le voleur. De même, nul ne connaît ni l’heure ni la manière dont le Seigneur viendra : "Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." (Mt 24, 44). Vivre vigilant, c’est garder le cœur éveillé et prêt, sans attendre que l’épreuve frappe pour se convertir. Il ne s'agit cependant pas de vivre dans la peur. En fait, la vigilance spirituelle consiste en une perpétuelle introspection. C’est le regard que l’âme porte sur elle-même et qui permet de chercher constamment à devenir meilleur aux yeux de Dieu.

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