Le bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925), surnommé "l’Homme des Béatitudes" par le pape Jean Paul II, va être canonisé le 7 septembre aux côtés de Carlo Acutis. Ce jeune italien a mené une vie profondément marquée par la charité, en portant une attention particulière aux pauvres qu’il servait avec une ferveur inlassable. Quand sa famille partait en vacances dans leur résidence d’été, il restait volontiers à Turin, en disant simplement : "Si tout le monde quitte Turin, qui prendra soin des pauvres ?"
À ses funérailles, ses proches furent stupéfaits de voir une foule d’inconnus remplir les rues. C’étaient des pauvres et des nécessiteux que Pier Giorgio avait servis avec dévouement durant sa courte vie. Son existence fut marquée par une charité extraordinaire, nourrie entre autres par la méditation d'un passage particulier de la Bible.
L’Hymne à la charité
Pier Giorgio Frassati avait retranscrit à la main l’hymne à la charité de saint Paul qu’il conservait soigneusement dans sa poche. Ce passage le ramenait sans cesse à l’essentiel : sans amour, il ne serait "qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante ". Cela le gardait concentré sur ce qui compte vraiment dans la vie et lui rappelait que toute action, aussi généreuse soit-elle, n’a de valeur que si elle est animée par l’amour véritable.
En cette année de sa canonisation, que Pier Giorgio aide les catholiques du monde entier à méditer de nouveau ce passage et à le mettre en pratique !
Voici ce passage dans son intégralité (1 Co 13) :
"J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.
Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité."

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