Au sud-ouest de Cracovie, à Zywiec, un petit garçon a vu le jour le 23 septembre 1960 pour le plus grand bonheur de ses parents. Cet enfant, Michał, ainsi que ses deux sœurs et son frère, ont vu leur enfance s’assombrir avec le décès de leur père en 1969. La mère de Michał a néanmoins assumé l’éducation et le bien-être de ses enfants seule avec courage et avec foi. Cette famille aimait particulièrement recourir à l'intercession de saint François d'Assise. Michał a ainsi grandi dans cette ambiance priante dans laquelle il a découvert la joie des pèlerinages dans les sanctuaires franciscains polonais.
À 20 ans, après avoir discerné, Michał décide de rentrer chez les franciscains avec un grand désir pour le sacerdoce et la mission. Dans la basilique Saint-François de Cracovie, non loin d'une fenêtre à laquelle Jean Paul II aimait apparaître lors de ses voyages en Pologne, Michał est ordonné prêtre, le 23 mai 1987. Il avait pris très à cœur sa première mission, c'était un prêtre bon et consciencieux, plein de gentillesse, au point d'être surnommé dans sa paroisse "le second saint François."
"Mon désir est de travailler dans les missions servant ainsi Dieu et la Vierge Marie immaculée"
Le désir du père Tomaszek se réalisait pleinement le 24 juillet 1989 lorsqu'il apprend son départ avec un autre confrère pour l'Amérique du Sud. Après avoir appris rapidement les bases de l'espagnol, le père Michał prend ses marques et continue infatigablement à faire le bien auprès des enfants, des familles, des pauvres, tout comme l'avait fait en son temps le poverello d’Assise.
Michał Tomaszek était très apprécié et il disait aimer profondément le Pérou. Il s'y sentait comme chez lui. Pour autant, comme dans beaucoup d'autres pays dans les années 1990, un groupe de communistes terroristes haïssait Dieu et l'Église. Ainsi, le soir du 9 août 1991, après la messe, le père Michał est ligoté et enlevé avec un confrère. Une religieuse de la mission est également prise à témoin. Après un interrogatoire, des révolutionnaires maoïstes du "Sentier Lumineux" le tuent, à 2 kilomètres du village de Pariacoto. Assassiné comme Oscar Romero et beaucoup d'autres dans ces années-là, Michel savait que sa mission péruvienne était risquée, il était préparé et ce avant son départ de Cracovie. Le pape François le priait ainsi que d'autres martyrs morts en haine de la foi pour toutes les victimes du terrorisme aujourd'hui.











