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Casquette, cordon et micro : le flow franciscain du père Sandesh

Padre Sandesh Manuel, “Highway to Heaven”, rap inspirado en Carlo Acutis
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Ingrid Basaldúa Guzmán - publié le 07/08/25
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En habit franciscain et casquette sur la tête, le père Sandesh Manuel bouscule les codes de l’évangélisation. Ce prêtre indien installé en Autriche utilise le rap pour annoncer le Christ aux jeunes. Inspiré par Carlo Acutis, il enchaîne les morceaux viraux… sans jamais quitter son couvent.

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Le père Sandesh Manuel n’est pas un prêtre comme les autres. En habit de moine et casquette vissée sur la tête, ce franciscain venu d’Inde et installé en Autriche fait vibrer les jeunes au son d’un rap catholique inspiré par… Carlo Acutis.

À l’origine, il se voyait médecin. Mais une rencontre bouleverse ses plans. La veille de son inscription en école, il croise la route des franciscains. Leur joie, leur simplicité et leur proximité le bouleversent. Il entre chez eux, et vingt-six ans plus tard — dont dix-sept comme prêtre —, il se retrouve à évangéliser par la musique, avec audace et authenticité. "Il faut parler le langage des jeunes. Jésus marche avec eux, en jeans et baskets, sur l’autoroute du ciel." Sur Youtube, il est suivi par plus de 45.000 abonnés, et il frise les 500.000 sur Instagram.

Mon habit incarne la tradition ; ma casquette, l’ouverture au monde.

Il y a trois ans, il découvre la figure de Carlo Acutis, cet adolescent italien passionné d’Eucharistie, mort à 15 ans, surnommé "le geek de Dieu". Immédiatement, le père Sandesh se reconnaît en lui : foi profonde, simplicité, culture numérique. Il décide alors de lui consacrer une chanson : Highway to Heaven. Un titre accrocheur, clin d’œil au célèbre Highway to Hell de AC/DC, mais retourné comme une promesse d’espérance. Le refrain est entraînant, les paroles accessibles, le message limpide : la sainteté est pour tous, même en sneakers.

Lors du Jubilé des missionnaires numériques au Vatican, son morceau devient un hymne spontané. On le reconnaît dans la rue, on le remercie. Lui, garde les pieds sur terre : "Ce n’est pas moi qu’on doit voir, c’est le message qui touche." Depuis son couvent, entre messes et confessions, il compose, tourne des clips (jusqu’en Ouganda), et alterne rap, chant grégorien et musique de prière. Il refuse de choisir entre tradition et innovation : "Mon habit incarne la tradition ; ma casquette, l’ouverture au monde."

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