separateurCreated with Sketch.

Haïti : une missionnaire laïque et un enfant de 3 ans enlevés par un groupe armé

Street fire in suburb of Port-au-Prince

Incendie dans une rue de la banlieue de Port-au-Prince.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Florian Dunoguiez - publié le 06/08/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Un groupe armé a attaqué un orphelinat, situé près de la capitale de Port-au-Prince, dans la matinée du 3 août 2025 à Haïti. 9 personnes ont été enlevées, dont une missionnaire laïque irlandaise et un enfant handicapé de 3 ans.

La violence ne faiblit pas à Haïti. En proie à l’anarchie des gangs, l’État péninsulaire a une nouvelle fois été victime d’une attaque. Dans la matinée du 3 août 2025, un groupe armé a attaqué un orphelinat situé aux portes de Port-au-Prince. Neuf personnes ont été enlevées dont une missionnaire laïque irlandaise, en service depuis 30 ans dans le pays, et un enfant handicapé de 3 ans. Une situation alarmante qui a immédiatement fait réagir les autorités locales, d’après les informations apportées par l’agence Fides le 5 août 2025.

En collaboration avec l’Unicef et l’Institut haïtien pour le bien-être social, les autorités locales ont mis en place un plan de transfert du personnel et des enfants de l’orphelinat vers des lieux plus sûrs. L’enlèvement a eu lieu dans une zone où l’influence de la fédération criminelle et terroriste Viv Ansamm est en effet bien implantée.

Un orphelinat déjà attaqué

Ce n’est pas la première fois que l'orphelinat est visé. En 2013, déjà, la missionnaire avait été victime d’une agression armée dans le même lieu. Un de ses collègues qui avait voulu la protéger avait été tué à coups de marteau. Depuis Dublin, le vice-Premier ministre irlandais Simon Harris se dit "extrêmement préoccupé" par la situation et a demandé la libération immédiate de toutes les personnes enlevées par cette attaque.

La communauté catholique haïtienne continue de vivre tant bien que mal, et s’engage à protéger les populations les plus vulnérables, notamment auprès des enfants des bidonvilles, malgré la présence armée des gangs qui n’hésitent pas à faire acte de violence envers des figures de l’Église, qu’il s’agisse de prêtres ou de religieuses.

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !