Carême 2026
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Israël doit "vaincre totalement " le Hamas dans la bande de Gaza pour assurer la libération "de tous les otages israéliens", a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, ce mardi 5 août. "Il est nécessaire de vaincre totalement l’ennemi à Gaza, de libérer tous nos otages et de s’assurer que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël. Nous n’abandonnons aucune de ces missions", a quant à lui affirmé un peu plus tard Benyamin Nétanyahou, selon un communiqué de ses services.
Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre israélien doit présider dans la journée une réunion de sécurité restreinte en présence notamment des ministres de la Défense et des Affaires stratégiques et du chef d'état-major de l'armée, destinée à donner de nouvelles instructions sur l'opération militaire en cours dans la bande de Gaza. La tenue de cette réunion n'a cependant toujours pas été confirmée. En parallèle, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit au sujet des otages, alors que des vidéos diffusées par le Hamas il y a quelques jours montrant des citoyens israéliens décharnés à la limite de la mort ont fait scandale, faisant craindre une nouvelle escalade. Selon les médias israéliens, une intensification des bombardements et une extension des représailles dans d'autres zones de l'enclave palestinienne où pourraient se trouver retenus les otages. Sur les 49 Israéliens encore prisonniers des griffes du Hamas, 27 sont déclarés morts par Tsahal. De son côté, le Hamas a affirmé par la voix de Hossam Badran, l'un de ses dirigeants, être prêt à "reprendre les pourparlers là où ils se sont arrêtés". Pour cela, "la balle est dans le camp de l'occupant (Israël, NDLR) et des Américains", a-t-il déclaré.
Grave crise humanitaire
À Gaza, 87 personnes auraient été tuées au cours des dernières 24 heures, selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas. Parmi elles, 52 auraient perdu la vie au cours de bombardements à proximité de points d'aide humanitaires gérés par Israël, huit seraient mortes de faim dont un enfant. Les Palestiniens souffrent de plus en plus du manque de nourriture : "les dernières données indiquent que deux des trois seuils de famine ont désormais été franchis dans certaines parties du territoire", soulignent ainsi le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé. Au total, 188 gazaouis sont morts de malnutrition dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, dont 94 enfants, toujours selon le ministère de la Santé de Gaza.
Mardi 5 août, Israël a annoncé avoir approuvé un "mécanisme" pour "reprendre progressivement et de manière contrôlée l’entrée de marchandises via le secteur privé à Gaza" et ainsi "élargir l'aide humanitaire". "Les marchandises approuvées comprennent des produits alimentaires de base, des aliments pour bébés, des fruits et légumes et des articles d’hygiène", a détaillé le Cogat, organisme du ministère de la défense chargé de coordonner les activités civiles de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Côté international, plusieurs pays arabes ainsi que la France ont repris le largage de colis humanitaires ; une opération jugée insuffisante mais surtout inefficace : les provisions projetées en sol se retrouvent éclatées, et leur parachutage imprévisible ne permet pas toujours aux habitants de les récupérer à temps.










