Campagne de Carême 2026
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Marin vise le Vendée Globe. Cela pourrait faire penser à un titre de livre jeunesse, mais ça n'a rien de fictif : à 23 ans, Marin le bien nommé s'apprête à se lancer dans la grande aventure des fous des océans. "L'appel du large", comme on l'appelle dans le jargon. Diplômé d'une école d'ingénieur, le jeune skipper commence son marathon d'entraînement par la Fig'Armor, une course de Figaro Bénéteau qui a lieu autour de la Baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), dont le départ est prévu ce lundi 4 août. Viendra ensuite la Solitaire du Figaro en 2026, avant le grand saut du Vendée Globe, en 2032.

D'aussi loin qu'il se souvienne, le Vendée Globe a toujours été un rêve. Il débute la voile alors qu'il est encore très jeune, se perfectionne avec les scouts marins de la 1ère Neuilly et apprend à maîtriser le bateau habitable lors de croisières en famille. Pour rester proche du large, il effectue son école d'ingénieur à La Rochelle et intègre une équipe de 5O5 (dériveur en double, c’est-à-dire un bateau à voile pour deux personnes, N.D.L.R), qui marque le début de sa pratique à haut niveau. Le rêve du Vendée Globe se précise. "Au bout d'un moment, on m'a dit : "Lance-toi, il faut y aller maintenant", alors j'ai décidé de passer du rêve au réel", confie Marin.
Soutenir la recherche sur la trisomie 21
Comme Tanguy Le Turquais en 2024 avec Lazare, Marin a choisi de porter les couleurs non pas d'une entreprise, mais d'une association. "Je veux que ma course ait du sens et qu'elle emmène toute une communauté avec moi", explique Marin à Aleteia. "L'idée, c'est de faire passer un message à travers mon projet car ce sont des courses très médiatiques, surtout le Vendée globe." Parmi toutes les causes à soutenir, celle du handicap le touche particulièrement. "On a tous, au cours de notre vie, rencontré ou côtoyé quelqu'un porteur de handicap", note le jeune skipper qui a passé presque une année aux côtés de Damien Seguin. Ce dernier, amputé de sa main gauche, est devenu en 2021 le premier skipper handisport à boucler un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. "C'est une vraie source d'inspiration pour moi", commente Marin.

Rapidement, le choix de la Fondation Lejeune est devenu une évidence pour le jeune homme. La Fondation Lejeune soutient l'Institut Jérôme Lejeune qui travaille depuis plus de vingt-cinq ans à améliorer le quotidien des personnes atteintes de trisomie 21. Il est l'un des tout premiers centres médicaux spécialisé dans la recherche sur le syndrome de Down dans le monde. Outre la recherche, il offre un suivi médical à plus de 13.000 patients souffrant de déficiences intellectuelles d'origine génétique, et à plus de 20% des enfants français porteurs de trisomie 21. "La Fondation propose de la recherche, du soin, et la défense des personnes porteuses de trisomie 21. Ce sont des valeurs qui me parlent, même si ce message est finalement assez peu connu du grand public. C'est une bonne raison de mieux le faire connaître", glisse Marin. La mise à l'eau de son bateau floqué aux couleurs de la Fondation Lejeune a donc eu lieu le 2 août, en présence de plusieurs familles soutenues par la Fondation. Mais Marin a encore du pain sur la planche : s'il passe la moitié de son temps sur l'eau, le reste est consacré à la recherche de sponsors. "Mon budget pour 2025 est bouclé, mais je dois encore trouver des mécènes pour 2026", explique Marin. "Je ne vais pas avoir le temps de chômer !"









