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Gaza : la publication de vidéos macabres d’otages israéliens suscite l’effroi

Cette capture d'écran d'une vidéo diffusée le 1er août 2025 par la branche armée du groupe militant palestinien Hamas montre l'otage israélien Evyatar David, affaibli et mal nourri. David, qui a fêté ses 24 ans en captivité, a été enlevé lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

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La rédaction d'Aleteia - publié le 03/08/25
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La diffusion de vidéos montrant des otages israéliens dans un état alarmant par le Hamas et le Jihad islamique a provoqué une onde de choc en Israël et à l’international, suscitant de vives réactions.

Des vidéos publiées jeudi et vendredi par le Hamas et le Jihad islamique et montrant des otages israéliens décharnés et affaiblis ont suscité effroi et indignation. Une première mise en scène, particulièrement macabre, avait été publiée jeudi, dans laquelle un otage, Evyatar David, apparaît dans un étroit tunnel où il est détenu, feignant de creuser sa propre tombe. La famille de l'otage a condamné une propagande "ignoble" du Hamas tout en assurant que dans ces conditions ce dernier "n’a plus que quelques jours à vivre dans son état actuel".

Alors que des milliers de personnes se sont rassemblées à Tel Aviv pour réclamer la libération des otages toujours par le Hamas, Emmanuel Macon s'est exprimé et a condamné la diffusion de ces images. "Une cruauté abjecte, une inhumanité sans limite : voilà ce qu’incarne le Hamas", a écrit le président de la République sur X. "La priorité absolue et l’impératif pour la France est la libération immédiate de tous les otages. Nous continuons d’agir sans relâche en ce sens, pour obtenir cette libération inconditionnelle, pour rétablir sans délai le cessez-le-feu, et pour permettre l’acheminement massif de l’aide humanitaire, toujours bloquée aux portes de Gaza", a encore affirmé le chef de l'État en réitérant sa volonté politique d'une solution à deux États. Quelques jours plus tôt, il avait annoncé publiquement vouloir reconnaître l'État de Palestine, suivi par plusieurs autres pays comme le Canada. Cette décision avait suscité de vives réactions, certains opposants rappelant que cette éventualité était initialement conditionnée à la libération complète de tous les otages israéliens.

La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a quant à elle dénoncé des images "effroyables [qui] révèlent la barbarie du Hamas", rejointe par le ministre français des affaires étrangères Jean Noël Barrot : "Images ignobles, insupportables, des otages israéliens détenus depuis 666 jours à Gaza par le Hamas. Leur calvaire doit cesser", a écrit ce dernier sur X en appelant à leur libération "sans condition" ainsi qu'à l'exclusion du Hamas de "toute forme de gouvernance de Gaza".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est dit "consterné" par ces vidéos et rencontré les familles concernées, selon un communiqué officiel. "Le Premier ministre a exprimé une profonde consternation face aux enregistrements diffusés par l'organisation terroriste Hamas et a déclaré aux familles que les efforts pour ramener tous nos otages se poursuivent et se poursuivront continuellement et sans relâche".

Depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023 où 251 personnes ont été enlevées, 49 sont encore retenues à Gaza par le Hamas dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. 1219 personnes avaient perdu la vie dans des circonstances d'une extrême brutalité. La diffusion de ces vidéos éloigne les perspectives de cessez-le-feu alors qu'Israël poursuit le bombardement de la bande de Gaza dans une logique de représailles. On dénombrerait 60.430 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas reprises par l’ONU.

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