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[REPORTAGE] “Je me sens plus libre” : au cœur du grand pardon du Jubilé des jeunes

Priests hearing confessions during the Jubilee of Youth at the Circus Maximus on August 1, 2025
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Camille Dalmas - publié le 02/08/25
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À Rome, 25.000 jeunes ont reçu le sacrement de réconciliation lors du Jubilé des jeunes, ce vendredi 2 juillet. Le Circus Maximus, transformé en gigantesque confessionnal à ciel ouvert, a accueilli des milliers de pèlerins venus du monde entier pour vivre une journée de pénitence intense, sous un soleil de plomb. Témoignages.

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Jour de pénitence ce vendredi 2 juillet pour les participants au Jubilé des jeunes. L’organisation proposait, pendant toute la journée, la possibilité de recevoir le sacrement du pardon au Circus Maximus. Une expérience que plusieurs jeunes ont racontée à Aleteia, juste avant la fermeture des lieux.

Pendant une journée, le Circus Maximus, célèbre arène antique de Rome, avait été transformé en un immense confessionnal. Les confessions ont débuté dès 10h et se sont poursuivies sans interruption malgré un soleil brûlant. Aux alentours de 18h, alors que les portes fermaient, ils étaient plus de 25.000, selon une responsable, à avoir reçu le sacrement de réconciliation.

Priests hearing confessions during the Jubilee of Youth at the Circus Maximus on August 1, 2025
Des prêtres donnant le sacrement de réconciliation au Circus Maximus, 1er août 2025.

Près de 1.000 prêtres parlant 16 langues différentes – dont le swahili, le vietnamien, le slovaque ou le chinois – se sont relayés toute la journée pour accompagner les pèlerins dans leur démarche de contrition. "Je me sens plutôt en paix", assure un Britannique d’une trentaine d’années en sortant d’une tente blanche. Résident de Portsmouth et habitué de la confession hebdomadaire, il ne voulait pas manquer l’occasion de venir au Circus Maximus. Même s’il se confesse souvent, il reconnaît que ce n’est pas toujours facile de se résoudre à demander pardon, surtout lorsqu’il s’agit des mêmes péchés encore et encore.

Un Milanais, à l’aise en anglais, a profité de la file plus courte chez les anglophones pour éviter l’attente du côté italien. Il ne regrette pas son choix : "C’était incroyable. Ce prêtre était super, il m’a beaucoup aidé, je me sens plus léger". Quelques tentes plus loin, on retrouve les Italiens, les plus nombreux, puisqu’ils sont à domicile. "Je me sens plus libre", confie une jeune femme venue de Salerne avec ses amies. Bien qu’attachée à la spiritualité franciscaine, elle admet que cela faisait "un peu trop longtemps" qu’elle n’avait pas mis les pieds dans un confessionnal. "C’est une bonne habitude que je vais reprendre, je n’attendrai pas le prochain Jubilé", lance-t-elle avec un brin de malice.

Dans une autre rangée de tentes, une Française raconte qu’elle ne s’était pas confessée depuis près de dix ans. Bien que "catholique pratiquante et engagée", elle a franchi le pas "un peu à reculons". "J’étais très stressée. Le fait de se confier à un inconnu est un peu angoissant", explique-t-elle. "Mais j’ai été très bien accompagnée, et maintenant je suis apaisée. C’est un énorme poids en moins", confie-t-elle avec un grand sourire. Elle affirme vouloir se confesser plus régulièrement, estimant que "cela aide à rester sur le bon chemin".

Enfin, un Malgache fait partie des derniers à avoir pu franchir les portes de la zone des confessions, juste avant la fermeture à 18h. "Cela faisait trop longtemps que je ne m’étais pas senti comme ça. Cela me remplit le cœur de joie", dit-il. Ce que le prêtre lui a dit va beaucoup l’aider, il en est "certain". Visiblement apaisé, il profite de la vue. Il n’était jamais venu à Rome et contemple avec admiration les ruines du Palatin qui dominent l’ancien champ de course.

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