L'homme suspecté de l'incendie de Notre-Dame des Champs à Paris a été placé en détention provisoire. D'origine roumaine et sans domicile fixe, il a présenté des propos incohérents en comparution immédiate. Une expertise psychiatrique a été requise pour déterminer si le suspect est pénalement responsable.
Le suspect de l'incendie de l'église Notre-Dame des Champs (Paris 6e) a été placé en détention provisoire mardi 29 juillet, d'après Le Figaro. L'homme de 36 ans, Valentin I., de nationalité roumaine, est sans domicile fixe. Arrivé en France après le covid, l'homme est père de trois filles restées en Roumanie et a été condamné deux fois pour violences, rapporte Le Parisien.
Lors de l'audience en comparution immédiate, tout comme pendant sa garde à vue, Valentin I. a prononcé plusieurs phrases étranges : "Je suis une arme, je suis comme une kalachnikov", ou encore explique qu’il est "arrivé en France comme une mouche sans tête, mais qu’il a retrouvé sa tête ici". Le médecin psychiatre qui l'a examiné au commissariat a cependant estimé le suspect en mesure d'être jugé et sanctionné pénalement, n'ayant trouvé aucune "pathologie particulière, ni altération ou abolition du discernement", relève Le Parisien. Mais devant l'insistance de l'avocat et du Procureur, le jugement a été renvoyé le 7 octobre le temps d'effectuer une nouvelle expertise pour déterminer sa responsabilité pénale.
Deux incendies successifs
L’église a été le théâtre de deux incendies successifs, à quelques heures d’intervalle seulement. Le premier, survenu mercredi 23 juillet, a entièrement détruit l’orgue de chœur. Par précaution, l’électricité avait été coupée et les portes de l’édifice laissées grandes ouvertes pour laisser s’échapper la fumée et les odeurs persistantes.
Le lendemain, jeudi 24 juillet, un second feu s’est déclaré, cette fois au niveau de la statue de la chapelle Saint-Joseph, avant de se propager à des éléments en bois et à une toile récemment restaurée. Les pompiers sont rapidement intervenus en maîtrisant les flammes. Si la cause de l’incendie initial semble être un court-circuit lié à l’orgue, la nature criminelle du second sinistre ne fait guère de doute selon les premiers éléments de l’enquête. La succession rapprochée de ces événements soulève des questions, tandis que la mairie de Paris et le diocèse estiment les dommages entre deux et trois millions d’euros, d’après le parquet.












