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“C’est une grande famille” : la joie des jeunes catéchumènes français reçus par Léon XIV

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Camille Dalmas - publié le 29/07/25
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Une petite délégation composée majoritairement de jeunes catéchumènes et néophytes français participant au Jubilé a eu la chance d’être reçue au Vatican par le pape Léon XIV ce 29 juillet matin. Nous avons recueilli les réactions pleines de gratitude et de joie de certains d’entre eux au sortir de l’audience.

Elles cherchaient difficilement leur route dans la torpeur et le brouhaha festif qui règnent sur la place Saint-Pierre, mais un grand sourire a éclairé le visage d’Élisa et Jade, deux amies bordelaises, quand on leur a parlé de Léon XIV. Ce 29 juillet au matin, le pape Léon XIV les a en effet reçues avec un groupe de près de 600 personnes, principalement francophones, dans le palais apostolique. Et au sortir de cette audience, les deux jeunes filles n’en revenaient toujours pas. "C’est comme si on était passé derrière l’écran", explique Élisa, qui voyait jusque-là Léon XIV comme une personne " inaccessible" qu’on peut voir seulement à la télévision.

Élisa est catéchumène et sera baptisée à Pâques en 2026, tandis que Jade l’a été lors de la veillée pascale cette année. Comme toutes les personnes présentes à l’audience, elles ont été choisies en raison de leur choix récent de rejoindre l’Église, un phénomène qui a pris de l’ampleur en France ces dernières années.

"Le fait qu’on nous donne accès au Pape parce qu’on est catéchumène ou néophyte, je trouve ça vraiment trop bien", souligne Élisa. Son amie Jade décrit pour sa part cette rencontre comme une "grande grâce", affirmant s’être sentie soutenue. "Cette rencontre, cela nous aide à trouver notre place dans l’Église, ce qui n’est pas toujours facile quand on vient de familles non catholiques", assure-t-elle.  "On a un peu rencontré le chef de la famille catholique", confie Élisa.

La catéchumène affirme avoir été très touchée par le discours du Pape, prononcé en français, le trouvant très "accessible". "Il s’est mis à notre place en soulignant comment notre parcours peut être difficile", raconte-t-elle. "Le Pape a vraiment l’air gentil, doux", affirme encore la Bordelaise, qui n’en revient toujours pas d’avoir pu le saluer.

"Puis le Pape est arrivé"

"C’est mon premier Jubilé, je me laisse porter, mais je pense que c’était le moment le plus important de cette semaine", raconte Étienne, 19 ans, qui habite à Rennes. Ce jeune homme, catéchumène depuis décembre dernier, s’excuse de ne pas encore connaître tout le vocabulaire de l’Église, mais décrit sans difficulté sa visite dans le palais apostolique, qu’il a rejoint aux aurores avec le reste du groupe. Les gardes suisses, avec leurs tenues jaunes, bleus et rouges, les volumes et les ors des salles du Vatican, tout cela l’a particulièrement émerveillé.

Étienne.

"Parfois, on a un peu peur d’être seul quand on rejoint l’Église, mais avec ce genre de visite, on comprend vraiment que c’est une grande famille".

"Puis le Pape est arrivé, tout en blanc", raconte-t-il en soulignant son émotion sur le moment. S’il note le "fort accent" américain du Pape dans son discours, il estime que l’adresse du Pape témoignait d’une certaine maîtrise de la langue de Molière. De cette brève intervention, Étienne retient son message sur la "perte de sens" concernant la sexualité dans la société actuelle.

"Cela nous donne la force d’aller annoncer l’Évangile "

Aurélien, 23 ans, Axelle, 19 ans, et Karl, 20 ans, font tous les trois partie d’un petit groupe du diocèse de Soissons qui a pu rencontrer le Pape ce matin. Accompagnés par leur évêque, Mgr Renauld de Dinechin, ils se remémorent cette matinée inoubliable : les chants dans la salle des Bénédictions où ils ont été reçus, les échanges de témoignages entre néophytes et catéchumènes, et enfin l’arrivée du Pape.

" J’ai eu la chance qu’il dédicace mon Magnificat", montre Aurélien en exhibant son petit carnet signé "Leo XIV". Axelle, qui a aussi eu droit à une dédicace pontificale, note l’attention du Pape, qui a pris le temps de saluer la plupart des jeunes. "Et c’est vraiment bien qu’il puisse nous parler en français, même si on sentait que c’était parfois difficile" abonde Karl, qui a particulièrement apprécié sa catéchèse. "Il nous a éclairés sur les dangers de la vie moderne", note-t-il, soulignant sa référence à une "culture de la mort". 

Aurélien, Axelle et Karl.

"Parfois, on a un peu peur d’être seul quand on rejoint l’Église, mais avec ce genre de visite, on comprend vraiment que c’est une grande famille", assure Axelle. Et d’ajouter : "On n’est pas tout seuls, le Pape nous voit à notre petite échelle." "Et cela nous donne la force d’aller annoncer l’Évangile"; conclut Aurélien avec conviction.

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