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[REPORTAGE] Pier Giorgio Frassati, un point de repère des participants au Jubilé des jeunes

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Cyprien Viet - publié le 28/07/25 - mis à jour le 07/08/25
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Dans le cadre du Jubilé des jeunes, la basilique Santa Maria sopra Minerva, tout près du Panthéon à Rome, a accueilli jusqu’au 4 août le cercueil du bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925), qui sera canonisé le 7 septembre par le pape Léon XIV. Un siècle après son décès, le jeune Piémontais demeure un point de référence pour de nombreux jeunes, attachés à son sens de l’amitié.

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“Bisogna vivere et non vivacchiare” - "Il faut vivre et non pas vivoter" : ce leitmotiv de Pier Giorgio Frassati est devenu celui de Francesca et des amis de sa paroisse romaine, croisés à la sortie de la messe d’envoi des volontaires du Jubilé célébrée samedi 26 juillet près du corps du futur saint, transféré pour l’occasion de Turin jusqu’à Rome. "‘Vivoter’, cela suppose de rester dans la mondanité, le shopping, les sorties… alors que ‘vivre’, cela signifie construire des amitiés vraiment ancrées dans la foi, savoir laisser le téléphone de côté, dédier du temps à Jésus, le mettre au centre de nos rapports", témoigne la jeune femme, impliquée dans l’accueil de nombreux autres jeunes dans sa paroisse pour le Jubilé. Elle répète que l’ancrage dans la foi doit permettre de “vivre de réelles amitiés, des liens pour l’éternité”, sans tomber dans l’écueil de la superficialité.

Dans son homélie, le cardinal Baldassare Reina, vicaire général du diocèse de Rome, a pointé les impasses d’une société "esclave des réseaux sociaux, un champ miné où l’on risque de disperser tant d’énergies". "Nous sommes tentés de penser que nous sommes unis car hyperconnectés, mais nous sommes seuls, d’une solitude qui tue", a-t-il averti. Il a ainsi souligné que la foi très concrète de Pier Giorgio Frassati montrait le lien direct entre la "puissance de la prière" et un engagement social très concret avec les pauvres, ce qui est le "signe d’une vie pleinement réalisée en Dieu", et qui a laissé une grande fécondité malgré sa brièveté : seulement 24 années. “Il était très jeune quand il est retourné à la maison du Père”, souligne Alessandro, Romain de 40 ans, qui est l’un des coordinateurs des volontaires du Jubilé. “Dès le 7 septembre, il sera officiellement le saint des jeunes. Et en attendant, pour cette semaine, il est là pour nous, pour les volontaires, il nous soutiendra. Il est donc important de le prier. Sa présence est un immense cadeau !”, s’enthousiasme-t-il.

Venue par curiosité en voyant ce rassemblement, sœur Bérénice, jeune religieuse mexicaine, reconnaît le connaître encore assez peu. "Nous savons que ce sera un modèle de sainteté pour les jeunes, j’ai donc voulu prier, pour lui demander son intercession, pour qu’il accorde de la lumière pour les jeunes d’aujourd’hui, qu’il ouvre de nouvelles routes à tant de jeunes qui sont un peu perdus dans la société, dans l’obscurité de la vie", explique-t-elle. La jeune sœur souligne que "c’était un jeune plein de lumière, qui peut vraiment aider les jeunes à tracer un futur d’espérance malgré toutes les difficultés, malgré les guerres, malgré toutes les mauvaises nouvelles que nous entendons", relève-t-elle.

L’enthousiasme d’une religieuse ‘frassatienne’

Visible de loin avec son enthousiasme débordant et son charisme, sœur Rosaria, franciscaine originaire de Naples, a presque fait de sa congrégation une communauté “frassatienne”, s’amusent ses consœurs. "C’est un ami pour moi, il m’a accompagnée depuis que j’étais toute jeune et que je participais à des rencontres de l’Action catholique. Je lui dois beaucoup dans ma vocation et dans mon discernement", insiste-t-elle. "Quand j’ai entendu parler de lui pour la première fois, on m’en avait parlé comme d’un ‘jeune qui courait’. Il s’engageait beaucoup pour les pauvres la journée, et réservait le soir à l’étude. Je vivais un peu comme cela, et donc cela m’avait frappée", confie la religieuse. "J’étais vraiment frappée par sa joie, par sa conviction qu’une journée vécue avec le Seigneur n’est jamais perdue", explique-t-elle.

Sa consœur, sœur Chiara, rit aux éclats en se souvenant du fait que sœur Rosaria lui offrait des santons napolitains représentant Frassati pour l’aider à prier. "Je suis tombée amoureuse de lui… On ne peut pas ne pas aimer Pier Giorgio ! Et puis de toute façon, là où est sœur Rosaria, Pier Giorgio Frassati est là aussi", s’amuse-t-elle, faisant presque rougir sœur Rosaria. “Il apporte le beau témoignage d’un jeune qui aimait le sport, la musique, l’art, qui savait cultiver ses amitiés”, insiste la religieuse.

Concernant le décalage de sa date de canonisation, initialement prévue le 3 août en clôture du Jubilé des jeunes, sœur Rosaria dédramatise et voit du positif dans son report d’un mois. "Cela aurait été beau qu’il soit canonisé avec tous les jeunes du monde, mais il aurait été un peu noyé dans l’évènement. Sa canonisation le 7 septembre nous donnera une autre occasion de rencontre, une autre occasion de venir à Rome, de célébrer la foi ensemble", se réjouit la religieuse.

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