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La foi indestructible d’Oleksandr Usyk, meilleur boxeur au monde

Oleksandr Usyk

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Cécile Thévenin - publié le 28/07/25
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Oleksandr Usyk au sommet. Le boxeur ukrainien est devenu champion du monde des poids lourds en l’emportant par K.-O. au cinquième round contre le Britannique Daniel Dubois, samedi 19 juillet à Wembley (Londres). Très croyant, il attribue souvent ses victoires à sa foi orthodoxe, qu’il considère comme une source essentielle de force et de sérénité sur le ring.

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À 38 ans, le boxeur ukrainien Oleksandr Usyk a battu le 19 juillet par K.-O. au 5e round Daniel Dubois, un opposant plus grand et plus lourd que lui et de onze ans son cadet, devant 90.000 personnes sur les terres anglaises. Un exploit rarissime, puisqu’il lui permet d’unifier toutes les ceintures poids lourds (WBA, WBC, WBO, IBF). Une domination d’autant plus impressionnante qu’il a changé, au cours de sa carrière pro commencée en 2013, de catégorie de poids : après avoir tout gagné chez les poids lourds-légers, il décide d’intégrer la catégorie reine de la boxe, les poids lourds, en 2018. Invaincu dans sa carrière de boxeur professionnel (24 combats, 24 victoires dont 15 par KO), Usyk est l’un des meilleurs boxeurs de tous les temps. Sera-t-il un jour vu comme le GOAT ultime (GOAT est l’acronyme de Greatest of All Time, que l’on peut traduire par « le plus grand de tous les temps ». Ce terme est souvent utilisé dans le monde du sport pour désigner les athlètes considérés comme les meilleurs de l’histoire dans leur discipline, NDLR) de son sport – la question se posait déjà avant sa victoire. 

Après sa victoire éclatante contre Daniel Dubois, Oleksandr Usyk n’a néanmoins pas oublié de remettre son crucifix et louer Dieu : "Je veux dire : Merci, Jésus Christ. Je veux dire : Merci, Marie". La foi profonde d’Usyk n’est pas nouvelle. On se souvient de l’avoir entendu remercier Jésus Christ après une victoire en Arabie Saoudite, ou embrasser son crucifix entre les rounds à la proposition de son entraîneur - un geste de prière rapide qui lui sera ensuite interdit. En conférence de presse après le combat historique avec Dubois, il a détaillé sa foi en Dieu :

"C’est ma vie. Car ce qu’on fait maintenant, c’est seulement temporaire. Dieu nous donne, je ne sais pas combien d’années je vivrai, mais maintenant je travaille au futur de ma vie : le Ciel. Je prie tous les jours, le matin et le soir. Le dimanche, quand j’en ai la possibilité, je vais à l’église. Je fais le jeûne orthodoxe. J’aime ce monde. Jésus est ma vie. La boxe, c’est super. Je pense que quand je travaille dur, Dieu lave mon âme. Jésus Christ est ma vie."

Marié et père de quatre enfants, il enchaîne ensuite dans sa langue maternelle en expliquant qu’il était un garçon colérique, et que Dieu lui avait donné la grâce de ce calme.

La transcendance d’un pays qui souffre derrière lui

D’où vient la profondeur spirituelle de ce sportif ? Sûrement de son histoire. Il vient de Simferopol, ville de Crimée annexée par la Russie en 2014, et s’est révélé ces dernières années être un patriote, accomplissant - malgré son statut de star - son devoir de défendre son pays. À l’armée, il avoue sa peur : “Tous les jours, j’étais là, je priais et je demandais : “S’il Vous plaît, mon Dieu, ne laissez personne tenter de me tuer. S’il Vous plaît, ne laissez personne me tirer dessus. Et s’il Vous plaît, ne me faites pas tirer sur une autre personne." "Toutefois, si je m’étais senti en danger, si je sens que ma vie ou ma famille est en danger, je l’aurais fait." confie-t-il en 2022 à The Guardian. Mais son pays compte sur lui ailleurs, et des soldats lui demandent de retourner sur les rings pour les représenter. Le jour du combat, ils l’ont suivi à la télévision derrière les tranchées. Usyk a à cœur le sort des prisonniers ukrainiens. Ainsi, il a affiché "Libérez les défenseurs d’Azovstal" sur son t-shirt, préoccupé par ceux qui souffrent, ceux abandonnés et probablement torturés.

À Wembley, avant de défendre son titre, il est allé devant la statue de Florence Nightingale, la Britannique fondatrice de la profession d’infirmière, pour rendre hommage à celle qui avait été touchée par la détresse des soldats de Crimée. Avec le milliardaire philanthrope Richard Branson, il promet d’aider les 80.000 Ukrainiens qui ont désormais besoin d’une prothèse pour remplacer un bras ou une jambe perdue sous les bombes russes. Dans cette mission d’ambassadeur, il n’hésite pas à mobiliser ses frères chrétiens de par le monde par la prière commune comme en témoigne sa participation au dernier National Prayer Breakfast, à Washington.

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