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Le magnifique témoignage d’Augustin, 18 ans, qui a rejoint Rome seul et à pied

Augustin est arrivé à Rome le 21 juillet, après 1.000 km de marche, seul.

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Mathilde de Robien - publié le 21/07/25 - mis à jour le 29/07/25
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Augustin a parcouru 1.000 kilomètres à pied pour atteindre Rome, le 21 juillet. Une manière de vivre sa foi, vivifiée cette année par son entrée à l’université : "le fait d’être un peu esseulé dans un milieu qui a délaissé la foi a fait naître en moi une certaine motivation à la mission", témoigne-t-il.

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"Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées / La valeur n'attend pas le nombre des années", fait dire Corneille à Don Rodrigue dans Le Cid. À seulement 19 ans, Augustin a mené un projet d’envergure : rallier Rome à pied depuis le col du Grand-Saint-Bernard par la via Francigena. "J’ai toujours voulu faire un des grands chemins de la chrétienté – Saint Jacques de Compostelle, Jérusalem ou Rome", explique le jeune homme. L’année jubilaire et la possibilité de passer les portes saintes ont achevé de le convaincre.

Suisse originaire de Morges, ville située au bord du Lac Léman, Augustin est le troisième d’une fratrie de trois enfants. Passionné de géopolitique et d’histoire, et plus précisément d’histoire de la chrétienté, il est étudiant en relations internationales à Genève. Ancien scout d’Europe, Augustin n’en est pas à son premier défi. L’année dernière, il est parti trois semaines marcher seul dans les Balkans. "Je poursuis cette tradition héritée de mes nombreuses années de scoutisme d’avoir une petite dose d’aventure chaque été", confie-t-il.

Départ du col du Grand-Saint-Bernard.

Parti le 16 juin du col du Grand-Saint-Bernard, tente sur le dos, il a suivi la via Francigena sur 1.000 kilomètres. La solitude ne lui a pas pesé. "Je recherchais le fait de marcher seul, mais c’est en réalité une solitude toute relative car j’ai croisé beaucoup de monde sur le chemin, et je n’imaginais pas autant de structures d’accueil pour les pèlerins." Il ne cache pas non plus les difficultés du chemin, la chaleur caniculaire des débuts, la solitude, les hauts et les bas… Arrivé à Rome ce 21 juillet, il témoigne d’abord d’une "grande fierté" d’avoir atteint son but. "Je suis arrivé place Saint-Pierre à l’heure pour la messe à la basilique, c’était génial !"

Je l’ai fait pour Dieu, je ne pense pas que cela change grand-chose pour Dieu que je reste ou non au Jubilé !

Il reste trois jours dans la ville éternelle qu’il visite pour la première fois, puis rejoindra sa famille en Suisse, sans participer, donc, au Jubilé des jeunes. "Je ne peux pas participer au Jubilé des jeunes, je serais bien resté mais ce qui compte pour moi, c’est d’avoir entrepris ce pèlerinage pendant l’année jubilaire. Et je l’ai fait pour Dieu, je ne pense pas que cela change grand-chose pour Dieu que je reste ou non au Jubilé !", s’exclame le jeune homme très justement.

Un sacré témoignage de foi

Sa mère, Charlotte, souligne sa maturité et sa détermination dans son chemin de foi. "Je suis admirative, très fière de lui, un peu soucieuse, durant ces jours où nous n’étions pas beaucoup connectés, on l’a laissé faire son chemin, mais au fond de mon cœur, j’étais en paix parce que je savais qu'Augustin était protégé", confie-t-elle.

Lorsqu’on interroge Augustin sur sa motivation à partir seul en pèlerinage, le jeune homme délivre un sacré témoignage de foi ! "Cette année, en entrant à l’université, je suis entré dans un autre monde, assez anticlérical", explique-t-il. "J’ai arrêté le scoutisme, et j’avais envie de retrouver cette atmosphère priante, en réaction finalement à l’univers dans lequel j’ai évolué cette année." Une année qui lui a fait prendre pleinement conscience de sa foi catholique et de la mission à laquelle il est appelé en tant que baptisé. "J’ai réalisé qu’avoir la foi était une grande chance, cela m’a fortifié, et le fait d’être un peu esseulé dans un milieu qui a délaissé la foi a fait naître en moi une certaine motivation à la mission, l’envie de pérenniser la foi dans un monde qui la renie", témoigne-t-il.

Augustin a de grands projets devant lui. D’abord celui de terminer son Bachelor. À l’issue de son Bachelor, il souhaite faire son service militaire, obligatoire en Suisse et d’une durée de quatre mois, avant d’entrer dans la Garde Pontificale pour deux ans. Il compte ensuite obtenir son Master en droit international.

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