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Peut-il pleuvoir à un mariage si l’on a demandé aux Clarisses de prier ?

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Valdemar de Vaux - publié le 17/07/25
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La tradition d’offrir des œufs aux Clarisses pour avoir un temps clément le jour de son mariage s’est transformée en offrande le plus souvent pécuniaire. Mais, quel que soit le montant, le soleil n’est pas garanti ! La prière n’a effectivement rien de magique.

La tradition est bien ancrée, de solliciter les Clarisses pour profiter d’un beau soleil le jour de son mariage. L’on offrait jadis des œufs à ces disciples de sainte Claire, noble jeune fille d’Assise ayant épousé Dame Pauvreté à la suite du Poverello François et gardienne du Crucifix de Saint-Damien. Désormais, l’offrande est le plus souvent un don pécuniaire accompagné d’une demande polie de prier pour les mariés… et pour avoir un ciel clément au-dessus d’eux le jour-j.

Force est de constater que le résultat n’est pas toujours à la hauteur des espoirs suscités par le soupçon de superstition qui affleure dans ce genre de démarche. "Quiconque demande reçoit" (Lc 11, 10) dit pourtant explicitement Jésus, au risque de faire espérer à tous que la volonté divine se soumet à la volonté humaine ou que les choses spirituelles ont à voir avec la magie. Dieu, cependant, n’a rien de Merlin l’enchanteur.

Faire confiance au Père

À vrai dire, cette situation est un bon moyen de se rappeler quelle est la manière d’agir du Créateur et les relations qu’il entretient avec ses créatures. Loin de s’en désintéresser, il n’en est pas pour autant le marionnettiste ou "Grand horloger" de certains philosophes. Dieu agit par la grâce, qui s’appuie sur la nature. Par une délicatesse infinie, dont, seul, il est capable, il donne aux êtres humains de collaborer à son œuvre par une liberté qui est à sa ressemblance.

Cette liberté appelle un acte de foi, c’est-à-dire une confiance : croit-on réellement que le Père agit en ce monde, que le Saint-Esprit se sert de médiations humaines, pour le bien de tous ? Si cette confiance est acquise, le beau ou le mauvais temps importent peu le jour des noces : Dieu s’en débrouille, et nous avec. Les cheveux de notre tête sont tous comptés, et nous valons plus qu’une multitude de moineaux assure le Christ (cf. Mt 10, 30-31). Dès lors, comment faire autrement que se remettre entre les mains de celui qui fait tout concourir au bonheur de ceux qui se confient en lui… par l’intermédiaire des Clarisses ?

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