La paroisse de la Sainte Famille, à Gaza, a été touché par le tir d'un missile probablement israélien ce jeudi 17 juillet. Le Patriarcat latin de Jérusalem déplore trois morts et plusieurs blessés dont le curé de la paroisse, le père Gabriel Romanelli.CAMPAGNE DE NOËL 2025
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"L'Église de la Sainte-Famille à Gaza a été frappée par un raid ce matin. Plusieurs personnes ont été blessées, dont le curé de la paroisse, le père Gabriel Romanelli", a déclaré le Patriarcat latin dans un premier communiqué. Il a ensuite précisé que deux personnes ont été tuées lors de ce raid : Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad et Najwa Abu Daoud.
La frappe a eu lieu alors qu’une équipe de paroissiens était montée sur le toit de l’église pour nettoyer des panneaux solaires afin de procurer un peu d'électricité à cette communauté chrétienne restée sur place malgré la violence quotidienne aux alentours. "Israël exprime sa profonde tristesse face aux dégâts causés à l’église de la Sainte-Famille dans la ville de Gaza et face aux victimes civiles", a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères. Il explique qu’une enquête est en cours pour faire la lumière sur ce drame et assure regretter "tout dommage causé à un site religieux ou à des civils non impliqués".
Ce n'est pas la première fois que l'église de la Sainte-Famille est touchée : des frappes en novembre et décembre 2023 avaient déjà fait trois morts dans la petite communauté catholique. L'attaque de décembre avait provoqué une vive réaction du pape François, qui s'était indigné que l'armée israélienne frappe "là où il n'y a pas de terroristes, mais des familles, des enfants, des malades et des handicapés, des religieuses". Environ 500 personnes vivent au sein de la paroisse de la Sainte Famille, dans des conditions très précaires liées à une pénurie constante d'eau, de nourriture et de médicaments.
Une forte pression
"Sa Sainteté le pape Léon XIV a été profondément attristée d’apprendre la perte de vies humaines et les blessures causées par l’attaque militaire contre l’église catholique de la Sainte-Famille à Gaza", a réagi le nouveau pape par l’intermédiaire de son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin. Le Pape assure le père Romanelli et sa communauté de "sa proximité spirituelle" et "prie pour la consolation des personnes en deuil et pour le rétablissement des blessés". Il renouvelle enfin "son appel à un cessez-le-feu immédiat et exprime son profond espoir de dialogue, de réconciliation et de paix durable dans la région". "Au nom de la Conférence des évêques de France, nous tenions à vous dire notre plus profonde solidarité avec l’Église et les peuples de Terre sainte, ainsi que notre compassion à l’égard des victimes et de leurs familles", ont réagi les évêques de France dans un message adressé au cardinal Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem. "Nous nous entretiendrons dans les prochains jours avec les autorités françaises afin d’évoquer la situation et les actions qui pourraient être entreprises, tant pour la libération des otages que pour la protection de toutes les populations civiles."
L'imprévisibilité de la guerre rend le quotidien particulièrement difficile, confiait début juillet le père Romanelli à la SIR : "Personne ne sait plus à quoi s'attendre. Un jour, on nous annonce une trêve imminente ; le lendemain, des ordres d'évacuation sont émis en prévision d'opérations militaires. Un jour, une aide humanitaire est annoncée ; le lendemain, Israël bloque son entrée. Tout le monde est soumis à une forte pression psychologique." En France, l'Œuvre d'Orient a fermement condamné ce bombardement, demandant "aux autorités françaises d'intervenir auprès de l'ambassade d'Israël à Paris. Nous exigeons des autorités israéliennes qu'elles présentent des excuses et qu'elles assurent la sécurité des communautés chrétiennes."