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Budget 2026 : les niches fiscales qui bénéficient aux familles sont-elles concernées ?

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Agnès Pinard Legry - publié le 16/07/25
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Le Premier ministre a annoncé ce 15 juillet le gel du barème de l’impôt sur le revenu, la "chasse" aux niches fiscales "inutiles" ou "inefficaces", ou encore une contribution de solidarité" sur les plus hauts revenus dans son plan d’économies pour 2026. Les niches fiscales qui bénéficient aux familles seront-elles concernées ?

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Réaliser 44 milliards d’euros d’économies d’ici 2026, voici l’objectif que vise François Bayrou dans le plan qu’il a esquissé ce 15 juillet. "Année blanche", jours fériés, niches fiscales… Des annonces variées qui n’ont pas manqué d’interpeller les personnes potentiellement concernées. Qu’en est-il précisément des dites niches fiscales. "Nous ferons la chasse aux niches fiscales inutiles, inefficaces", a-t-il assuré sans rentrer dans les détails, indiquant vouloir se concentrer « sur les niches fiscales et sociales, qui profitent d’abord aux ménages plus aisés et aux grandes entreprises."

Le Premier ministre a plutôt dans le viseur le fameux abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités pour frais professionnel. Qu’il souhaiterait voir remplacer par un "forfait annuel". La Cour des comptes estimait à 4,494 milliards d'euros le coût de cette mesure pour l'État en 2023, ce qui en fait la deuxième niche fiscale destinée aux particuliers la plus coûteuse, derrière le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile (5,9 milliards).

Quid du crédit d'impôt sur l'emploi à domicile

Le crédit d'impôt sur l'emploi à domicile pourrait-il quant à lui être raboté ? En avril 2025 Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, avait estimé que supprimer 10% des "467 niches fiscales" qui existait pourrait permettre de rapporter 8 milliards d’euros. "On préfère avoir des impôts potentiellement plus bas pour tout le monde plutôt que d’avoir des impôts élevés avec certains qui ont de très fortes réductions d’impôts", a-t-elle déclaré. "On regarde ce qui n’est pas efficace, ce qui bénéficie à quelques-uns, ce qui correspond à l’économie d’il y a 15 ou 20 ans", avait précisé la ministre, disant ne pas vouloir toucher aux services à la personne, "qui bénéficient à beaucoup de familles et aux personnes âgées", ou à la garde d’enfants. Alors que Bercy réfléchissait à réduire cette niche fiscale qui bénéfice tout de même à plus de 4 millions de foyers par an, Amélie de Montchalin a réaffirmé fin mai devant les députés de la commission des finances qu’il n’était pas question de toucher à "la garde d’enfants" et à "l’accompagnement des personnes âgées".

"Il y a deux sujets sur lesquels je crois que collectivement, nous voyons que ça marche et qu’il ne faut pas toucher : c’est tout ce qui touche à la garde d’enfants et c’est tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées", s’est ensuite exprimée la ministre sur RTL le 10 juin. "Je le dis très solennellement : ces deux sujets là sont utiles, ils sont efficaces. (...) Il n’y aura pas de changement", a-t-elle assuré. Elle ne s’est en revanche pas prononcée, par exemple, sur les dépenses de ménage.

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