Bonnes vacances chers députés et sénateurs ! Vous les méritez bien après des mois à étudier, consulter, débattre, rechercher des ententes ou vous bagarrer avec vos opposants. Les Français ont apprécié ceux qui, parmi la représentation nationale, leur font honneur en se préoccupant du bonheur de tous et de la grandeur de la France. Quelques autres, plus nombreux d’ailleurs, nous ont fait parfois honte tant leurs positions étaient outrées, motivées par de simples calculs politiques, oubliant les urgences et préférant les sujets dits "sociétaux" pour cacher les vraies questions : dette, immigration, violence, santé, souveraineté alimentaire, etc. Mais allez ! ce sont les vacances, faisons une trêve de quelques semaines pour nous réjouir tous de vivre dans ce beau pays qu’est la France et partager de bons moments familiaux et amicaux.
Découvrir la réalité
Pour passer de bonnes vacances, Mesdames et Messieurs les parlementaires, voici une idée originale, car vous n’allez tout de même pas vous prélasser tout l’été comme tout le monde sur des plages où vous risqueriez de rencontrer des Français vindicatifs et pas du tout ravis de votre action. Cette idée formidable est passionnante : allez passer une journée ou plus à la Maison médicale Jeanne-Garnier, un établissement parisien qui vous fera découvrir la réalité des soins palliatifs. Cette maison médicale de 81 lits entoure des personnes malades à un stade avancé ou terminal de leur affection, et leur assure des soins palliatifs. Il s’agit de patients qui ne peuvent plus rester à domicile ou qui ne peuvent plus être pris en charge par leur établissement d’origine du fait de la complexité de leur situation.
Vous serez accueilli par des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, tout un personnel soignant aux petits soins et même des bénévoles. Tous entourent leurs patients par des actes très professionnels et aussi très humains ; ceux-ci reçoivent la considération, l’affection et le respect qui leur permet de vivre ce séjour avec plus de sérénité. L’aumônerie joue un rôle actif en offrant aux malades et aux proches les moyens de vivre leur foi dans ce moment particulièrement difficile avec l’appui d’un prêtre et d’une équipe bénévole. Vous direz peut-être que dans notre France laïque, cela ne doit pas être évoqué. Dans notre France qui prend soin des hommes, tout ce qui peut aider à mieux vivre doit être respecté et encouragé, et cela concerne tout homme de bien : Costa-Gavras ou Michel Houellebecq ne sont pas des grenouilles de bénitiers et militent dans le sens du respect des affaiblis attendant la mort.
Oser l’expérience
Vous n’êtes plus à Paris, qu’importe, il existe des unités de soins palliatifs un peu partout en France, pas suffisamment certes, mais vous en trouverez une près de chez vous qui sera très heureuse de vous faire découvrir la réalité, pas celle que l’on conçoit dans les bureaux des palais de la République, pas celle assénée par les mouvements nihilistes et minoritaires dans l’opinion mais influents dans vos partis. Vous allez être surpris par la volonté de vivre jusqu’au bout de ces grands malades condamnés, vous allez être étonnés par leur entourage bienveillant bien que conscient d’une fin proche, actifs pour que chaque heure, chaque minute se vivent dans la dignité et l’amour du malade.
Qu’en allez-vous retirer ? À vous de nous le dire si vous osez cette expérience. Vous utiliserez ensuite les vrais mots : mort naturelle ou euthanasie, et vous ne vous cacherez plus derrière ces expressions faussement édulcorées de "fin de vie". Ensuite, se pose la vraie question : On fait quoi ? On accompagne dans le respect de la vie les grands malades ou on les tue ? Ah oui ! il faut dire les choses carrément et utiliser les bons mots. Ce suicide assisté, c’est tuer, et vous tous qui faites tout pour le promouvoir, allez-vous donner vous-même la seringue létale, prendrez-vous la responsabilité de la mort de l’homme ou de la femme qui se trouve à quelques centimètres de vous, dans un lit de souffrance ou allez-vous l’aider à vivre au mieux le temps qui lui reste ? Il faut assumer. Prendrez-vous vos responsabilités ?
La vérité en face
La loi dite de fin de vie, ces questions d’euthanasie et d’eugénisme ne peuvent être abordées qu’en utilisant les vrais mots pour regarder en face la vérité des faits, et aller auprès des malades et des soignants où se trouve la vraie question, celle de l’existence et de la mort. La réponse est le respect de la vie.
Députés et sénateurs, ne faites pas confiance aux mots et fausses expressions des minorités influentes, rompez avec les bien-pensants qui militent mais ne pensent pas. N’accordez pas votre confiance, aux spécialistes autoproclamés et aux nouveaux philosophes (car les philosophes de tous les temps n’ont jamais promu l’euthanasie), allez vivre près des malades. Vous réviserez vos positions, vous ne voterez pas une loi avilissante parce que vous aurez découvert un monde bienveillant, respectueux et digne.









