Évangéliser les jeunes, et leur apporter le message du Christ là où ils sont, dans leur vie et dans leur cheminement, voilà la mission de Ziléos depuis 12 ans. L’idée est de proposer des parcours, des formations et des rencontres à des jeunes qui viennent de tout horizon. Et cette idée est venue d’un couple, Patrick et Béatrice François, il y a 12 ans maintenant. “Après 30 ans chez Fondacio, je ressentais le besoin de me tourner vers l’évangélisation de la jeunesse, de plus en plus éloignée de Dieu”, explique à Aleteia Patrick François qui vivait alors dans le diocèse de Créteil. “En discutant avec notre évêque de cette nécessité de se pencher sur l’évangélisation de la jeunesse, celui-ci nous a proposé de partir en mission dans le diocèse du Québec, pour mettre en action notre intuition”, raconte à son tour Béatrice. “Nos trois filles étaient alors toutes étudiantes, on s’est dit que c’était l’occasion de vivre une nouvelle mission, en couple cette fois, alors que nous avions plus de 50 ans tous les deux”.
Répondre aux questionnements
Arrivés sur place avec tout un programme et une structure à penser et à construire, la Providence est très rapidement intervenue pour lancer l'aventure. “À peine quelques semaines après notre arrivée, une jeune femme, Catherine, sonne à notre porte. Elle nous sait chrétiens, elle a des questions à nous poser, sur le sens de la vie, la foi, son rapport au monde, et elle aimerait bien en discuter avec nous. La semaine suivante, elle nous demande si elle peut venir avec quelques amis qui se posent les mêmes questions qu’elle, Ziléos était lancé !", s’amuse le couple.
Ziléos ? Le Zèle et l’Aurore pour donner “des ailes pour ta vie”. “Ziléos, c’est vraiment l’idée de partir des jeunes et de leurs questions pour leur apporter de la réflexion, des échanges et pourquoi pas des réponses à travers des rencontres, des animations ou encore des week-ends de formation”, explique Patrick qui énumère quelques chiffres après 12 ans d’expérience. Aujourd'hui Ziléos, ce sont ainsi près de 1.850 jeunes suivis dans quatre pays, 550 bénévoles engagés dans la mission et douze salariés à temps plein. “Mais c’est aussi 1.800 pages d’outils pédagogiques accessibles à tous ceux qui veulent à leur tour proposer ces formations, en aumônerie, dans les écoles, pendant un cours de religion ou même de catéchisme. Tout est envisageable, ce sont des parcours qui s’adaptent à tous les publics ; ceux qui n’ont jamais entendu parler de Dieu, ceux qui sont recommençant dans la foi mais aussi ceux qui veulent l'approfondir”. Chacun est accueilli sans distinction de nationalité, de culture, d'origine sociale ou de croyance. Il n’y a pas de jugement, pas de situation impossible.
Un parcours proposé dans les écoles
Après cette forte expérience canadienne, et les mille anecdotes et discussions qu’ils partagent avec joie et reconnaissance, Patrick et Béatrice viennent de rentrer en France pour poursuivre leur mission. Ziléos s’est développé au Canada, en France, en Roumanie et au Liban, et a un statut canonique diocésain. “Aujourd’hui notre évêque nous demande de réfléchir au développement de Ziléos dans les écoles de l'enseignement privé diocésain en proposant des horaires dédiés pour les jeunes, en classe. Nous proposons ces modules clés en main là où il y a des besoins, pour ceux qui le souhaitent, pas là où des outils pastoraux fonctionnent déjà bien sûr. C’est un outil en plus, à faire découvrir à ceux qui le souhaitent. Notre vision est de parler à tous. Par exemple, un jeune qui va à une formation Ziléos peut dire à son copain, non croyant, de l’accompagner la semaine suivante car il sera aussi écouté et pourra poser toutes les questions qu’il souhaite”. Alors pour tous ceux qui réfléchissent déjà à la rentrée et aux animations à mettre en place pour la jeunesse qui a toujours soif de Dieu, voilà une nouvelle proposition à connaître.












