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Qui est Lycarion May, le martyr suisse béatifié à Barcelone ?

Qui est Lycarion May, le martyr suisse béatifié à Barcelone ?

Lycarion May, frère mariste suisse, est mort en martyr pendant la « Semaine tragique » en 1909 à Barcelone.

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Anna Ashkova - I.Media - publié le 13/07/25
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Le pape Léon XIV a rendu hommage à Lycarion May, frère mariste suisse mort en martyr pendant la "Semaine tragique" en 1909 à Barcelone, à l’issue de l’Angélus ce 13 juillet 2025. Sa béatification avait été présidée la veille dans la capitale catalane par le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints.

Le cardinal Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints, a présidé samedi 12 juillet, la messe pour élever aux honneurs des autels Lycarion May, le jeune religieux suisse, éducateur des pauvres en Espagne, martyrisé lors des soulèvements populaires de 1909. "Pour aller à Pueblo Nuevo, il faut être prêt à donner sa vie", disait-il. Des paroles qui résonnent avec sa fin de vie car c’est bien dans ce quartier difficile de la ville catalane, habité par des familles pauvres et défavorisées, qu’il a trouvé sa mort.

Sauvagement tué par des émeutiers anarchistes

Originaire de Bagnes, dans le Valais, François Benjamin May est né le 21 juillet 1870 dans une famille particulièrement pratiquante. À 18 ans, il rejoint les Frères maristes, un ordre engagé dans l’éducation. Le jeune homme prend ensuite le nom religieux de Lycarion avant d’être envoyé au Pays Basque puis en Catalogne pour poursuivre sa formation. On lui confie alors la direction d’une école appelée Patronato Obrero de San José, établie à Pueblo Nuevo, à Barcelone, où régnait une vraie hostilité à la religion catholique, alimentée par les milieux anarchistes, communistes et républicains.

En juillet 1909 éclate la "Semaine tragique", une insurrection contre la guerre menée par l’Espagne au Maroc. Des églises, des couvents et des établissements d'enseignement catholiques sont pillés et incendiés. Pendant la nuit du 26 au 27 juillet, des insurgés incendient l’école dirigée par frère Lycarion. Ouvrant la porte de l’établissement et sortant en premier, frère Lycarion est abattu d’un coup de feu. La foule s’acharne ensuite sur son corps à coups de pierres et de machettes, puis le jette dans une fosse commune.

Pour son postulateur, le frère Guillermo José Villarreal Cavazos, l'héritage spirituel de frère Lycarion, peut se résumer en trois points : "Il a vécu sa vocation en mettant l'accent sur la fraternité comme un appel universel, se reconnaissant comme le frère de tous. De plus, il a été un éducateur très présent pour ses élèves, montrant que l'Évangile ne se transmet pas d'abord par la prédication ou les leçons magistrales, mais par la proximité, le dialogue et le respect". Et de conclure face aux médias du Saint-Siège : "Enfin, l'interculturalité : Lycarion était un Suisse qui a passé sa vie en Espagne. Sa vie nous met au défi de vivre dans des environnements interculturels, en promouvant la compréhension, la réconciliation et la paix".

Dévouement et courage

Le pape Léon XIV lui a rendu hommage à l’issue de l’Angélus ce 13 juillet 2025. "Dans des circonstances hostiles, il a vécu sa mission éducative et pastorale avec dévouement et courage", a souligné le pontife. Et d'exhorter à ce que le "témoignage héroïque" du bienheureux Lycarion soit un "encouragement pour tous, en particulier pour ceux qui travaillent à l’éducation des jeunes".

En cette période estivale, le Pape a aussi tenu à remercier les éducateurs et animateurs qui prennent en charge des enfants pendant cette période. Il a conclu son intervention en invitant les fidèles à prier pour la paix et pour tous ceux qui se trouvent dans un état de souffrance et de besoin à cause de la violence et de la guerre.

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