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Il est temps de mettre son ego en vacances !

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Alexandra Maclennan - publié le 07/07/25
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Le temps des vacances permet de sortir sa vie personnelle de ses désirs de réussite. Et de mettre notre ego en vacances ! Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas d’être parfait, c’est d’être disponible.

La fin de l’année scolaire, universitaire, paroissiale, sonne aussi à peu près celle de la moisson, "abondante", nous dit l’Évangile de l’envoi en mission des soixante-douze disciples (Lc 10, 1-12 ; 17-20). C’est la saison des fruits, j’ai beaucoup travaillé : où est ma récompense ? C’est là où l’Évangile appuie sur un point sensible, fait remarquer ce prêtre entendu dans une paroisse normande, qui parle à nos egos professionnels, familiaux, spirituels. Dans nos milieux de vie, combien de nos interactions, voulues ou subies, sont des affirmations de désirs de reconnaissance ? Le professionnel le plus performant, couronné des distinctions les plus prestigieuses, le père ou la mère de familles modèles filant un bonheur parfait, le catholique le plus fervent et zélé…

Seuls et impuissants

Mon travail, mes efforts, ma réussite ? Mais Dieu ne pense pas dans les catégories des hommes, nous le comprenons dans les larmes et en mordant la poussière. Je méritais ce poste et je ne l’ai pas eu. J’ai fait le bien et j’ai été incompris(e). J’essaie d’avancer les bonnes causes avec intelligence et je ne suis pas écouté(e). On fait semblant de m’écouter mais on ne fait pas vraiment attention à ce que je dis. On projette. Spirale d’affirmation superlative, compétition d’egos.

Ayons l’humilité de reconnaître que nous pouvons nous approprier que très peu de choses en réalité.

Pourquoi les disciples sont envoyés deux par deux ? “L’annonce de la Bonne Nouvelle n’est pas un projet individuel, une œuvre d’ego ou de performance.” Ayons l’humilité de reconnaître que nous pouvons nous approprier que très peu de choses en réalité… Seuls, nous sommes impuissants ; c’est ensemble que nous œuvrons avec fruit.

Être disponible

Alors, l’ego est mis en vacances : “Dieu n’attend pas de nous une perfection, mais une disponibilité,” poursuit le prédicateur. Conversion du regard, changement d’unité de mesure, et effet relaxant immédiat ! L’ego se dégonfle de comparaisons vaines et néfastes, d’ambitions démesurées, et se rend disponible au monde autour de lui, disponible aux “petits gestes d’amour et de vérité qui font reculer le mal”, aux accroissements d’attention qu’il peut donner aux êtres autour de lui. L’été est peut-être la saison de l’attention, au sens de Simone Weil : contempler le fruit dans l’arbre sans le consommer. Plus rien de musculaire, plus rien de conquérant : aux yeux de Dieu, être suffit.

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