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Le secret de la confession une nouvelle fois mis à mal par des parlementaires

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Agnès Pinard Legry - publié le 02/07/25
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Dans son rapport sur la prévention des violences dans les établissements scolaires rendu public ce 2 juillet, la commission d’enquête parlementaire recommande "de lever systématiquement le secret obtenu dans le cadre de la confession dès lors qu’il porte sur des faits de violences commis sur un mineur".

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Adopté le 25 juin par la commission d'enquête, le rapport de Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise) "sur les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires" a été rendu public ce mercredi 2 juillet. Parmi les 50 recommandations formulées par les députés, l’une s’attaque tout particulièrement au secret de la confession. Ils proposent en effet de "lever systématiquement le secret obtenu dans le cadre de la confession dès lors qu’il porte sur des faits de violences commis sur un mineur de moins de 15 ans, qu’ils soient en cours ou non".

Ce n’est pas la première fois que le secret de la confession est visé. Le rapport sur les abus sexuels commis dans l’Église, publié en octobre 2021 par la Ciase insistait lui aussi dans ses recommandations, sur une remise en question du secret de la confession. Le rapport encourageait ainsi l’Église à édicter des "directives précises aux confesseurs sur le secret de la confession qui ne peut pas permettre de déroger à l’obligation de signaler aux autorités compétentes les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable."

Le "sceau de la confession"

"La confession doit rester secrète et le secret de la confession restera parce que cela ouvre un espace de parole libre qui se fait devant Dieu et, en ce sens-là, est plus fort que les lois de la République", avait répondu Mgr Éric de Moulins-Beaufort, alors président de la Conférence des évêques de France (CEF), dans la foulée. "Prévoir une exception au secret serait contreproductif pour la protection des personnes victimes. Se confieraient-ils s’ils savaient que ce n’est pas un secret ? Ne leur enlevons pas ce lieu qui peut être une première étape dans la libération de la parole." Le canon 983 § 1 du Code de droit canonique donne une définition aussi explicite que possible du "sceau de la confession" : "Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit."

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