Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, prend officiellement ses fonctions de président de la Conférence des évêques de France (CEF) ce mardi 1er juillet. Il succède à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, dont le mandat s’est achevé après six années à la tête de l’épiscopat français. Théologien respecté, homme de dialogue et cardinal depuis 2022, Mgr Aveline devient le deuxième archevêque de Marseille à exercer cette responsabilité nationale. Né en Algérie, profondément enraciné dans l’expérience méditerranéenne, il porte une vision d’Église ouverte aux cultures et aux périphéries, fidèle à l’esprit du pape François.
Son élection intervient dans un climat délicat : la crise des abus continue de peser, la pratique religieuse recule, et l’organisation paroissiale se transforme. Dans ce paysage en recomposition, le rôle de la CEF dans la prise de parole publique – notamment à l’approche d’échéances politiques majeures – sera scruté de près. "La France a beaucoup de défauts, mais elle a fait naître des saints. C’est son terreau", a-t-il réagi lors de son élection en avril à Lourdes. Il disait aussi vouloir soutenir une Église capable de "parole d’espérance" dans un monde secoué d’incertitudes. Son premier discours en tant que président pourrait intervenir dans les prochains jours, à l’occasion d’une prise de parole publique ou d’un déplacement officiel.
La CEF, un rôle central de cohésion
Pour mémoire la CEF, fondée en mai 1964, réunit l’ensemble des évêques pour coordonner les actions de l’Église catholique, élaborer des prises de position communes et soutenir les grands chantiers pastoraux. Si elle n’exerce pas d’autorité directe sur les diocèses, elle joue un rôle central dans la cohésion de l’Église en France.










