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La vie spirituelle, ça s’entretient comme une ancienne horloge

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Philip Kosloski - publié le 25/06/25
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Saint François de Sales donne une image éclairante pour illustrer la vie spirituelle, en la comparant au fonctionnement d’une horloge.

Il arrive de se sentir "satisfait" de l’état de sa vie spirituelle, pensant ne rien avoir à changer. Or, la réalité est souvent toute autre. Pour faire comprendre cela, saint François de Sales, dans L’Introduction à la vie dévote, propose de considérer son âme comme une horloge d’autrefois.

Dans son ouvrage, il commence par décrire le mécanisme d’une horloge : "Il n’y a point d’horloge, pour bonne qu’elle soit, qu’il ne faille remonter ou tendre deux fois le jour, au matin et au soir ; et puis, outre cela, il faut qu’au moins une fois l’année, on la démonte de toutes pièces, pour ôter les rouillures qu’elle aura contractées, redresser les pièces forcées et réparer celles qui sont usées".

En effet, ces horloges ne fonctionnaient ni à piles ni à quartz, mais grâce à un système d’engrenages, et elles exigeaient d’être remontées à la main quotidiennement. Saint François de Sales les compare ensuite à la vie spirituelle, décrivant comment chacun devrait renouveler sa dévotion envers Dieu chaque jour : "Ainsi celui qui a un vrai soin de son cher cœur, doit le remonter en Dieu au soir et au matin et doit plusieurs fois considérer son état, le redresser et accommoder."

Une révision annuelle

Cette vigilance quotidienne s’accompagne aussi d’un temps de révision plus profond, à l’image du démontage annuel de l’horloge, que le saint assimile à l’examen minutieux de ses affections et de ses passions. Il insiste aussi sur la nécessité d’ôter la rouille de son âme à travers les sacrements :

"Et, au moins une fois l’année, il le doit démonter, et regarder par le menu toutes les pièces, c’est-à-dire toutes ses affections et ses passions, afin de réparer tous les défauts qui y peuvent être. Et comme un l’horloger oint avec quelque huile délicate les roues, les ressorts et tous les mouvants de son horloge, afin que les mouvements se fassent plus doucement et qu’il soit moins sujets à la rouillure, ainsi la personne dévote, après la pratique de ce démontage de son cœur, pour le bien renouveler, le doit oindre par les sacrements de confession et d’Eucharistie".

Ainsi, la vie spirituelle a besoin d’un entretien constant. Si une personne cesse d’avancer vers Dieu, ses rouages intérieurs se rouillent et finissent par se figer. Heureusement, Dieu a donné les sacrements pour raviver le cœur de chacun et empêcher de ralentir.

L’Église demande de se confesser au minimum une fois par an, en particulier pendant le Carême. Mais ce n’est que le minimum et pour voir sa vie spirituelle progresser, il faut revenir souvent à cette "huile" de la confession. L’essentiel est de ne jamais rester immobile dans son cheminement spirituel, et de continuer d’avancer, jour après jour, attiré toujours plus profondément vers le Cœur de Dieu.

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