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Dix conseils pour bien préparer un pèlerinage en famille

4 min de lecture
Marche en famille

Crédit : shutterstock

Chartres, Vézelay, Saint-Jacques de Compostelle… Chaque année, des milliers de familles prennent la route l'été pour vivre ensemble un pèlerinage. Voici dix conseils pour s’y préparer.

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Un pèlerinage est bien plus qu’un voyage partagé en famille. C’est une démarche spirituelle qui engage chacun, parents comme enfants, dans ce qu’elle a de plus beau, mais aussi d’exigeant. Donner un sens au pèlerinage, adapter le rythme, accepter l’imprévu… Voici dix repères pour préparer ce temps fort et en faire une expérience unique et inoubliable pour toute la famille.

1Donner du sens à l’effort

Avant toute réservation et préparation logistique, il est essentiel de poser l’intention du pèlerinage. Pourquoi marcher : est-ce pour confier une intention particulière ? Rendre grâce ? Faire découvrir un lieu saint à ses enfants ? Cet objectif, exprimé simplement, donnera sens à chaque effort fourni sur le chemin. Chacun peut également donner sa propre intention au pèlerinage.

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2Préparer les sacs… et les cœurs

Pai e filho rezando o terço

Une carte du lieu, une brève histoire du sanctuaire, un temps de prière familiale quelques jours avant le départ : tout cela permet aux enfants de comprendre qu’ils ne partent pas en vacances ordinaires.

3Adapter le rythme à celui des plus jeunes

Un pèlerinage familial ne peut ressembler à celui d’un groupe d’adultes. Il faut intégrer des pauses fréquentes, un rythme souple, et accepter de ralentir. Ce n’est pas un contretemps : c’est le pèlerinage qui s’ajuste au pas de l’enfant.

4Soigner la logistique sans tout contrôler

Chaussures adaptées, vêtements confortables, gourdes, petits biscuits, carnets de prière : tout cela se prépare. Mais il faut aussi accepter une part d’imprévu. Une averse, un coup de fatigue, un changement de programme sont autant d’occasions d’apprendre la patience et l’abandon en la Providence.

5Proposer des gestes concrets de foi

Allumer un cierge pour un proche, réciter une prière courte en marchant, se signer devant un calvaire : ces petits gestes, répétés, deviennent des repères spirituels pour les enfants. Ce sont eux qui marquent durablement la mémoire.

6Confier à chacun un carnet de pèlerinage

Les enfants comme leurs parents peuvent y coller des feuilles, dessiner, noter leurs impressions ou intentions. Cet objet très concret peut être une base solide pour prier et cultiver la gratitude puis un très beau souvenir au retour. 

7Donner à chacun un rôle

Être responsable du pique-nique, porter une petite croix, animer un chant ou lire une intention : les enfants ont besoin d’agir. En leur confiant une mission, vous leur donnez aussi la possibilité d’habiter ce temps autrement que comme de simples suiveurs.

8Prévoir des temps courts pour raconter

En fin de journée, cinq minutes suffisent : "Qu’est-ce qui t’a marqué aujourd’hui ?" ou "À qui as-tu pensé en marchant ?". Ce rituel simple ouvre à l’écoute mutuelle et aide chacun, petit ou grand, à relire ce qu’il a vécu intérieurement. 

9Accueillir les résistances

Les plaintes, les questions, l’ennui font partie du chemin. Plutôt que de les craindre, mieux vaut les accueillir pour ce qu’ils sont : l’expression d’un cœur en marche, parfois en lutte. Il ne s’agit pas de tout minimiser, mais de traverser ensemble ces résistances. Proposer de reprendre la route en chantant ou en faisant un jeu peut être une idée pour remotiver les plus jeunes.

10Remettre le fruit à Dieu

Enfin, il est bon de se rappeler que ce pèlerinage ne portera peut-être pas de fruit visible tout de suite. Mais une parole, un geste, un souvenir peut resurgir des années plus tard. Dieu agit en profondeur, souvent dans le silence et l’invisible.