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Solennité du Saint-Sacrement : les plus beaux Ave verum

Eucharistic adoration
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Valdemar de Vaux - publié le 21/06/25
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En ce 22 juin, l’Église célèbre la solennité du Saint-Sacrement, honorant ainsi la présence réelle de Jésus dans le pain et le vin devenus son Corps et son Sang. D’origine grégorienne, l’Ave verum corpus chante ce mystère de la foi. Et nombreux sont les compositeurs à en avoir proposé une version. En voici une sélection parfaitement subjective.

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Si le beau est un attribut de Dieu, nul doute qu'écouter de magnifiques compositions musicales conduit à Celui qui, en Jésus, se donne aux hommes dans l’eucharistie. Ce mystère de la transsubstantiation que l’Église célèbre particulièrement en la solennité du Saint-Sacrement, cette année le 22 juin. Un chant en particulier honore la présence réelle de Jésus dans le pain et le vin devenus son Corps et son Sang par la consécration : l’Ave verum corpus. Son origine est débattue, même s’il est probable que sa composition coïncide avec les débuts de la pratique de l’élévation des espèces consacrées, à Paris, à la fin du XIIe siècle ou avec la détermination dogmatique de la transsubstantiation au concile de Latran IV, en 1215. 

La composition originelle est grégorienne, mais nombreux sont les musiciens à avoir écrit une partition pour le texte latin : « Salut, vrai Corps né de la Vierge Marie, qui a vraiment souffert, immolé sur la croix pour l'homme. Toi dont le côté percé laissa couler de l'eau et du sang, sois notre viatique à l'heure de la mort. Ô doux Jésus ! Ô bon Jésus ! Ô Jésus, Fils de Marie ! » En voici une sélection parfaitement subjective.

L’Ave verum grégorien (XIIe siècle)

L’original, encore chanté régulièrement, par exemple comme chant de méditation après la communion à la basilique Saint-Pierre de Rome.

L’Ave verum de Guillaume Dufay

Formé à Cambrai, Guillaume Dufay (1397-1474) y mourut. Entre-temps, le compositeur fut chantre au concile de Constance, ordonné prêtre, devint chanoine de la cathédrale de Lausanne, composa un motet pour l’inauguration du Duomo de Florence en 1436, de la musique profane mais aussi un Ave verum, inséré dans un Sanctus pour la messe.

L’Ave verum de Josquin des Prés

Grand compositeur de la Renaissance et pionnier dans l’art polyphonique, Josquin des Prés (env. 1450-1521), un Bourguignon, est assez méconnu. Au service du roi René d’Anjou, puis des ducs de Milan, il fut aussi présent à Rome avant de devenir prévôt de l’église Notre-Dame de Condé-sur-l’Escaut (Nord) où il fut inhumé.

L’Ave verum de William Byrd

Représentant de la musique baroque anglaise, William Byrd (env. 1539-1623) fut organiste puis attaché à la Chapelle royale, protégé par la reine Élisabeth Ière avant de rejoindre l’Église catholique.

L’Ave verum de Sébastien de Brossard

Prêtre aujourd’hui presque inconnu, Sébastien de Brossard (1655-1730) fut ordonné en 1675 et se forma à la musique notamment à Notre-Dame de Paris avant de partir pour Strasbourg et de terminer sa carrière comme maître de chapelle de la cathédrale de Meaux alors que Jacques-Bénigne Bossuet en est l’évêque. Au-delà de la composition, notamment de cet Ave verum, Brossard fut un érudit et un collectionneur spécialiste de musicologie.

L’Ave verum de Wolfgang Amadeus Mozart

Assurément, l’Ave verum de Mozart (1756-1791) est le plus répandu. L’Autrichien le composa en 1791 pour la cathédrale Saint-Étienne de Vienne alors que son maître de chapelle était malade et Mozart à la recherche de subsides. Il fut créé à l’occasion de la Fête-Dieu, quelques mois avant le Requiem inachevé à cause de la disparition du prodige, à 35 ans.

L’Ave verum de Léo Delibes

Plus connu pour ses ballets, comme Sylvia ou Coppélia, Léo Delibes (1836-1891) fut aussi l’organiste de l’église Saint-Jean-Saint-François de la rue du Perche (Paris IIIe, aujourd’hui cathédrale Sainte-Croix des Arméniens) et composa, dans la veine romantique, cette version de l’Ave verum.

L’Ave verum de Gabriel Fauré

Organiste titulaire de l’église de la Madeleine, à Paris, Gabriel Fauré (1845-1924) n’est pas seulement l’auteur du Cantique de Jean Racine, son œuvre la plus connue, mais aussi d’un Ave verum qui montre la maîtrise de la musique vocale de cet auteur romantique qui fut directeur du Conservatoire de Paris pendant quinze ans.

L’Ave verum d’Edward Elgar

Chef d’orchestre, catholique anglais dans un monde anglican hostile, d’origine modeste mais anobli par la reine Victoria, Edward Elgar (1857-1934) est une figure atypique. Spécialiste de musique symphonique, il est l’auteur de cet Ave verum pour chœur.

L’Ave verum de Tanguy Dionis du Séjour

Créateur du groupe de musique Dei Amori Cantores (DAC), Tanguy Dionis du Séjour, ingénieur de formation, ancien directeur artistique des Petits chanteurs à la croix de bois, participe au renouveau de la composition liturgique. Il est l’auteur de cette adaptation, en français et latin, de l’Ave verum.

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