L’homme se concentre souvent sur des préoccupations d’ordre matériel, qui peuvent l’éloigner de la grâce de Dieu, passant alors incognito sous son regard. Mais que signifie exactement "vivre dans la grâce" lorsque l’on est chrétien ? Petit mot pourtant savant, la grâce pourrait bien être la clé pour accéder au Royaume des Cieux. Le catéchisme de l’Église catholique aide à comprendre toute son importance, en affirmant ainsi (CEC 1987) :
La grâce de l’Esprit saint a le pouvoir de nous sanctifier, c’est-à-dire, de nous laver de nos péchés et de nous communiquer « la justice de Dieu pour la foi en Jésus Christ » et par le baptême
L’homme est né avec le péché originel qui l’a privé de la grâce. Par le baptême il reçoit de nombreux dons de Dieu : il naît une nouvelle fois, il est justifié de ses péchés, il devient enfant de Dieu et membre de l’Église. D’autant plus qu’il reçoit la grâce de répondre à Dieu (CEC 1996) :
Notre justification est l’œuvre de la grâce de Dieu. La grâce est la faveur, le don gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel : devenir enfants de Dieu, ses enfants adoptifs, participants de la nature divine, participants à la vie éternelle.
Le catéchisme insiste sur la gratuité du don de la grâce et du partage que donne Dieu de participer à sa vie "infinie par le Saint-Esprit dans notre âme pour la sauver du péché et la sanctifier" (CEC 2023). Pourquoi ? Pour que l’homme se souvienne de ne pas la perdre.
Un don habituel
Il est essentiel de comprendre que "la grâce sanctifiante est un don habituel, une disposition stable et surnaturelle qui perfectionne notre âme pour la rendre capable de vivre avec Dieu, d’agir par son amour." (CEC 2000) En d’autres termes, le catholique doit être habitué à vivre comme un enfant de Dieu, sachant que son salut éternel en dépend. Être dans la grâce signifie donc respecter les commandements et faire la volonté de Dieu. Pas seulement à l’intérieur de l’Église, mais par-dessus tout, dans sa vie quotidienne, avec sa famille et ses collègues de travail et encore plus avec les étrangers qu’il rencontre sur son chemin.
Une telle manière de vivre signifie qu’il faut non seulement veiller à ne pas pécher ; mais aussi vivre la charité chrétienne (CEC 2028) :
Tous les fidèles chrétiens […]sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité » (LG 40). « La perfection chrétienne n’a qu’une seule limite : celle de ne pas avoir de limite » ( Saint Grégoire de Nysse, De vita Moysis, 1,5) Et aussi, accepter la volonté de Dieu le don de patience, parce que lui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin pour cette vie et la vie éternelle : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.











