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Pékin se dit “prêt à travailler” avec le Vatican

POPE AUDIENCE

Chrétiens de Chine sur la place Saint-Pierre

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Magdeleine Richard - publié le 14/06/25
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La Chine a manifesté ce jeudi 12 juin sa volonté de revenir sur le terrain du dialogue avec le Vatican. Une volonté exprimée avec la reconnaissance par Pékin de la nomination d'un évêque chinois par le pape Léon XIV le 5 juin.

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La Chine et le Vatican entretiennent depuis quelques années des relations diplomatiques fragiles. D'un point de vue géopolitique, les tensions sont liées à la reconnaissance par le Vatican de l'État de Taïwan au détriment de Pékin. Tandis qu'historiquement la question de la nomination des évêques catholiques en Chine est particulièrement épineuse. La Chine abrite quelque 12 millions de catholiques, divisés depuis les années 1950 entre une Église officielle, contrôlée par Pékin, et une Église clandestine restée fidèle à Rome. Les fidèles y sont régulièrement persécutés.

Toutefois, la décision soudaine de Pékin de reconnaître début juin la nomination par le Saint-Siège d'un évêque chinois, semble marquer une volonté nouvelle de collaboration. Pékin a affirmé ce jeudi 12 juin être "prêt à travailler" avec le Vatican pour améliorer leurs relations, en saluant la première nomination par le pape Léon XIV d'un évêque chinois. "La Chine est prête à travailler avec le Vatican pour promouvoir l'amélioration continue des relations entre la Chine et le Saint-Siège", a déclaré officiellement Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse régulière. Le ministère chinois semble ainsi entrer dans une démarche collaborative en expliquant que "la compréhension et la confiance mutuelle" avec le Vatican avaient pu être "renforcées" grâce "à un dialogue constructif". En retour le Saint-Siège a exprimé sa "satisfaction" de voir la reconnaissance par les autorités chinoises de la nomination de Mgr Giuseppe Lin Yuntuan, 73 ans, comme évêque auxiliaire de Fuzhou (capitale de la province du Fujian, dans le sud-est du pays), effectuée le 5 juin. "Cet événement constitue un nouveau fruit du dialogue entre le Saint-Siège et les autorités chinoises et une étape importante dans le cheminement communautaire du diocèse", avait déroulé le Vatican dans un communiqué.

 Le retour d'un dialogue qui résulte d'un pari papal

Cette désignation par le Vatican intervient dans le cadre d'un accord confidentiel historique à propos de la nomination des évêques catholiques en Chine, signé en 2018 et renouvelé pour la dernière fois pour quatre ans en octobre 2024. Mais son application a connu des accrocs ces dernières années, certaines nominations ayant été faites sans l'autorisation du Pape. En effet, à la fin du mois d'avril, au cours de la période de "Sede Vacante" (entre la mort du pape François et l'élection de Léon XIV), Pékin a procédé à "l'élection" unilatérale de deux évêques dans les diocèses de Shanghai et Xinxiang. 

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