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Il s’agissait du fils d’une veuve qui venait de mourir. À la porte de cette ville - nulle part ailleurs mentionnée dans la Bible, mais probablement au sud de Nazareth - une foule nombreuse accompagnait la veuve éplorée en un lugubre cortège. Cette scène émeut Jésus et l’évangile de Luc précise qu’Il fut saisi de compassion pour elle. Il lui adressa alors ces mots troublants : "Ne pleure pas"… Une fois de plus, le Seigneur se tournait vers les marginaux. À cette époque, une veuve qui n’avait pu se remarier était laissée-pour-compte et souvent dans la plus grande pauvreté. Comment ne pas pleurer dans ces conditions alors qu’elle venait de perdre son dernier soutien ?
"Lève-toi"
Après ces mots, Jésus s’approcha du cercueil (le mot en hébreu désigne plutôt un brancard selon les usages funéraires à l’époque) et le toucha, les porteurs, saisis d’étonnement, s’arrêtèrent alors. Le Maître prononça de nouveau ces paroles qui durent paraître des plus étranges : "Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi." (Lc 7,14). Et cette parole performative agit miraculeusement, le mort se releva et se mit même… à parler ! Les Saintes Écritures ne sont guère dissertes sur cette résurrection, précisant seulement que la foule ressentit de la crainte tout en rendant gloire à Dieu en l’acclamant : "Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple." (Lc 7,16). La mission prophétique de Jésus continuait à se répandre dans la Judée entière, ainsi que dans toute la région, rappelle la Bible.
Avant la vie éternelle…
Avec cette résurrection du fils de la veuve de Naïm, Jésus annonce la résurrection des morts à la fin des temps. De manière prophétique, Il anticipe ce qui adviendra à toutes celles et ceux qui auront foi en cette croyance, avant sa Passion et sa propre mort pour ressusciter le troisième jour. Le fils de la veuve de Naïm échappe momentanément à la mort grâce au pouvoir conféré par Dieu à son Fils sur la vie et la mort. Cette puissance unique de Jésus sur les éléments inspirera les plus grands artistes notamment, en musique, Johann Sebastian Bach (1685-1750) dans sa Cantata BWV 95 — Christus, der ist mein Leben, (1723). Le peintre Véronèse, quant à lui, évoquera avec délicatesse, grâce et émotion cette scène dramatique en la resituant dans le contexte vénitien de son temps au XVIe siècle.











