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Déconstruire le procès ecclésial des traditionalistes, et après ?

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TRIBUNE-PAUL-AIRIAU-ALETEIA

Crédit : Aleteia

Paul Airiau.

L’historien Paul Airiau s’interroge sur la pertinence de la conflictualité entre le monde traditionaliste et les autorités de l’Église. Dans les faits, selon lui, personne ne travaille réellement à une véritable convergence liturgique, ni ne souhaite une véritable coopération pastorale. Comment accepter l’expression de la diversité et vouloir vraiment l’unité ?

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Dix-neuf mille pèlerins. Oui. 19.000. C’est bien le chiffre annoncé par les dirigeants de Notre-Dame de Chrétienté qui organise le pèlerinage "traditionaliste" de Paris à Chartres pour le week-end de la Pentecôte. Cela dépasse donc largement le Frat et le Pèlerinage national à Lourdes, seuls rassemblements qui pourraient lui être comparés (6 à 12.000 fidèles, non marcheurs). C’est dire l’importance, à l’échelle du catholicisme français, de ce qu’il représente. C’est dire aussi combien il peut être difficile pour les évêques de constater qu’une organisation laïque, autonome et en relation tendue avec eux est capable de mobiliser bien plus que ce qu’ils sont capables de faire. C’est dire enfin que, à l’aune d’un calcul avantage-coût, réussir à s’entendre avec Notre-Dame de Chrétienté serait fort bénéfique à l’Église de France.

Le refus de l’unité liturgique