Aller au contenu principal

Léon XIV : “Avant d’être croyants, soyons humains”

3 min de lecture
Pope Leo XIV during his weekly general audience at St Peter's Square at The Vatican, on May 28, 2025.

Crédit : Antoine Mekary | ALETEIA

Pape Léon XIV

Lors de la deuxième audience générale de son pontificat qui s'est tenue ce 28 mai 2025 place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a poursuivi le cycle de catéchèses du pape François sur l'espérance. En évoquant le passage du bon samaritain, il a alerté sur la tentation de vivre sa vie d'une manière autocentrée et dans la "hâte", oubliant d'exercer la charité.

Partager sur :

"Avant d'être une question religieuse, la compassion est une question d'humanité", a lancé Léon XIV lors de la deuxième audience générale de son pontificat, ce 28 mai 2025, sur la place Saint-Pierre. Devant les 40.000 personnes venues à cette rencontre, le pape a mis en garde contre la tentation de vivre dans la "hâte" et contre "une certaine manière rigide et close de voir les choses". Depuis la reprise des audiences générales le 21 mai dernier, le nouveau pape poursuit le cycle de catéchèses sur l’espérance entamé par son prédécesseur François le 18 décembre 2024, à l'occasion de l'année jubilaire.

Ce matin, après un tour en papamobile dans la foule, Léon XIV a médité sur la parabole du "Bon Samaritain", très chère au pape François. Ce récit, a commenté le pontife américano-péruvien, symbolise le chemin de l’existence sur lequel "nous nous trouvons face à l'autre, face à sa fragilité et à sa faiblesse, et nous pouvons décider de ce que nous allons faire : nous occuper de lui ou faire comme si de rien n'était".

Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !

Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.

Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.

Faire un don

Être religieux ne veut pas dire être charitable

Prenant acte du fait que les deux "religieux" du récit biblique, le prêtre et le lévite, ne s’arrêtent pas auprès de l’homme blessé, Léon XIV a noté que "la pratique du culte ne conduit pas automatiquement à la compassion". Et d’affirmer : "La religiosité n'a rien à voir ici".

Le Pape a alors déclaré qu’ "avant d'être une question religieuse, la compassion est une question d'humanité ! Avant d'être croyants, nous sommes appelés à être humains". En l’occurrence, le Samaritain "s'arrête simplement parce qu'il est un homme devant un autre homme qui a besoin d'aide", a insisté Léon XIV. Et d’enjoindre les fidèles à "grandir en humanité" pour des relations "plus vraies et plus riches de compassion".

Le chef de l’Église catholique a notamment mis en garde contre la "hâte, si présente dans nos vies, qui nous empêche souvent d'éprouver de la compassion". "Celui qui pense que son propre voyage est prioritaire n’est pas prêt à s'arrêter pour un autre", a-t-il glissé. Il a aussi pointé du doigt "une certaine manière rigide et close de voir les choses".

Compatir c'est s'impliquer

Au fil de sa catéchèse, le 267e pape a assuré que la compassion se déclinait avec des "gestes concrets". "Si l'on veut aider quelqu'un, on ne peut pas penser à se tenir à distance, il faut s'impliquer, se salir, peut-être se contaminer. […] On aide vraiment si l'on est prêt à sentir le poids de la douleur de l'autre", a-t-il poursuivi.

La parabole du "Bon Samaritain" aide à dépasser la question "qui m’aime ?", une question "immature […] que nous posons lorsque nous attendons dans un coin", a souligné par ailleurs Léon XIV. Il s’agit d’arriver à la question "qui a aimé ?", c’est-à-dire la question de "l'adulte qui a compris le sens de sa vie".