Les 133 cardinaux électeurs sont désormais coupés du monde pour élire le nouveau pape. Il y a trois ans, l'agence I.MEDIA avait rencontré un cardinal ayant participé au conclave de 2013. Il s’était confié sur la manière dont il avait vécu intérieurement cet événement historique. Voici son témoignage. Et si votre lecture allait plus loin ?
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« Ce qui m’avait frappé, c'était l’atmosphère de prière qui régnait au moment du conclave. Dans la résidence Sainte-Marthe, où nous logions tous, la chapelle était pleine. Quand on arrive à un conclave, on sait que nous sommes de pauvres hommes. Il y a des confesseurs mais nous pouvons aussi nous confesser entre nous. Moi, je suis allé toquer à la porte en face de ma chambre pour demander à un de mes frères de me confesser. Je pense que, chacun dans son baptême, demande le pardon des péchés. Dans notre prière, nous disons au Seigneur : ‘Cet acte que je dois faire, je vais essayer de le faire comme un chrétien’. Je n'en ai pas parlé avec d’autres mais je ne pense pas être le seul chrétien !
Durant le conclave, l’ambiance est simple : on retrouve des amis, on mange, on prie, et on dort… Si on y arrive ! On ne peut pas aller se promener dans les jardins du Vatican. On n’a plus l’usage de nos téléphones portables. On nous laisse notre ordinateur mais seulement pour du traitement de texte. On peut donc rédiger des notes. Mais nous n'avons plus aucun contact avec l’extérieur. Ce n’est pas une trop grande privation : cela n’avait pas duré longtemps ! Nous étions d’ailleurs contents que cela se termine dès le lendemain soir, parce que ce ne sont pas des nuits faciles. On ne dort pas bien. C'est une responsabilité énorme et l’on sait que le monde entier nous attend. Au dîner d’après l’élection, nous étions heureux ! ».