Alors que la transmission de la foi demeure un sujet essentiel pour nombre de croyants, Adrien Candiard, frère dominicain, a publié en mars son premier roman “Maman voudrait que je croie en Dieu” dans lequel il espère contribuer à faire découvrir aux adolescents leur vie intérieure et aux parents le vrai sens de l’éducation : permettre aux jeunes d’avoir une relation libre avec Dieu. Entretien.
Connu pour ses livres de spiritualité, le dominicain Adrien Candiard s’essaye désormais au genre romanesque. En ce mois de mars, il publie aux éditions du Cerf une fiction écrite pour les adolescents, Maman voudrait que je croie en Dieu. Pour leur faire découvrir leur vie intérieure. Et à leurs parents le vrai sens de l’éducation : permettre aux jeunes d’avoir une relation libre avec Dieu. Le lecteur suit le narrateur, Guillaume, en classe de seconde, envoyé à une retraite de confirmation par sa mère, toute soucieuse de lui transmettre ce qui la fait vivre. Jusqu’à la libre décision de ce fils aux tourments de son âge, le livre pose les questions intéressantes de la place de l’éducateur dans la transmission de la foi et de la difficile place de la liberté. "Je crois qu’il est nécessaire d’aider les jeunes à prendre conscience qu’ils ont déjà une vie intérieure et que c’est elle qui compte et non un univers lointain que l’on peut plaquer sur leur existence", explique-t-il à Aleteia. "Nous avons réellement des choses à leur apporter, mais cela ne peut être utile que si l’on est à leur hauteur. Il faut les aider à prendre leur vie au sérieux en la prenant nous-même au sérieux."
Aleteia : Vous dédiez votre roman à votre mère, en ajoutant quelle "n’a d’ailleurs jamais spécialement tenu à ce que je croie en Dieu". Comment avez-vous vous-même reçu la foi ?
Adrien Candiard : J’ai eu des parents représentatifs de la société française, qui avaient reçu une éducation catholique et qui l’ont gentiment laissée tomber, croyant modérément et ne pratiquant pas du tout. En revanche, je suis passé avant l’effondrement du catéchisme. Ça m’a bien plu, j’ai fait ma première communion, on m’a dit d’aller à la messe et j’y suis allé. J’ai expérimenté que le contact de Jésus-Christ était vivifiant. J’ai été nourri à l’aumônerie du collège puis du lycée, mes parents comprenant mon désir sans fort enthousiasme.











