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[VIDÉO] Louise de Marillac, la frangine des “Seigneurs de la rue”

2 min de lecture
Louise de Marillac

Crédit : Collection Dagli Orti / Eglise Saint Laurent Paris / Gianni Dagli Orti / Aurimages

Louise de Marillac et les soeurs de la Charité distribuent les aumônes aux pauvres devant l'église Saint-Laurent à Paris.

Fêtée par l'Église le 9 mai (anciennement le 15 mars), Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité, a remis au premier plan la mission des fidèles envers les plus pauvres. Pour l'occasion, Mélina de Courcy a choisi de décrypter un tableau de la sainte afin de mieux comprendre sa mission. Vidéo.

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Surnommée la frangine des "Seigneurs de la rue", Louise de Marillac est fêtée par l'Église le 9 mai. Mais qui est-elle ? En 1633, au côté de saint Vincent de Paul, Louise de Marillac fonde les Filles de la Charité. Conservé en l’église Saint-Nicolas- des-Champs dans le IIIe arrondissement de Paris, ce tableau donne trois détails pour comprendre la scène. Premièrement, la rue. Dans une ruelle de Paris, non loin de l’église, des pauvres, femmes, enfants, vieillards, boiteux, attendent dans le froid. Pourquoi restent-ils immobiles alors qu’ils pourraient mendier sur les grandes artères voisines ?

En regardant attentivement, on distingue ensuite les pauvres. Ils attendent le passage des Filles de la Charité, "les frangines", qui leur distribuent pain, remèdes, couvertures et vêtements chauds. En simple robe grise et sabots de bois, elles s’approchent d’eux, leur parlent, les touchent, elles prennent des nouvelles, elles créent une relation. Ces miséreux ne sont plus seuls. Enfin, Louise. Issue de la noblesse, mariée puis veuve, Louise incita les filles de la Charité à voir le Christ à travers les pauvres qu’elles servent, les appelant : "Les Seigneurs de la rue." C’est ainsi qu’elle leur apportait bien plus que du pain chaud, elle les regardait comme Dieu nous voit : avec amour.