Haut lieu spirituel dédié à la mère de la Vierge, le sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray accueille en moyenne 600 à 700.000 pèlerins par an, ce qui en fait le lieu de pèlerinage le plus fréquenté de Bretagne. Avec le diocèse de Vannes, le sanctuaire est à l'initiative de la troménie.
Le culte de sainte Anne, mère de la Vierge et grand-mère de Jésus, se développe sur le futur site de la basilique après ses apparitions à un paysan breton, Yvon Nicolazic, entre 1623 et 1625. A cette époque, le petit village de Keranna en Pluneret vit au rythme des apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic. En août 1623, c’est à la fontaine que sainte Anne apparait tenant en main un flambeau. Le 25 juillet 1624, elle révèle son nom : "Me zo Anna, mamm Mari / Je suis Anne, mère de Marie". Puis dans la nuit du 7 au 8 mars 1625, Yvon Nicolazic, guidé par le flambeau de sainte Anne, découvre au champ du Bocenno l’antique statue de sainte Anne. L’image est « fort mutilée et gâtée » mais garde des traces de polychromie blanche et bleue. Lors d'une de ses apparitions, la sainte dit à Yvon Nicolazic : "Dieu veut que je sois honorée ici". Cette tradition locale est à l'origine de la construction d'une chapelle sous la supervision de Nicolazic, sur le site même de la découverte de la statue. Un oratoire de genêts provisoire est aménagé et la première pierre est posée le 26 juillet 1625. La chapelle reçoit le 4 juillet 1628 une bénédiction solennelle par l'official de Vannes et devient un lieu de pèlerinage. Depuis cette date, une foule innombrable de pèlerins vient lui confier ses joies et ses peines.
Pratique
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