L’Église célèbre cette année le 1.700e anniversaire du concile de Nicée, dont l’enjeu fut au cœur de la foi chrétienne : Jésus, le Fils de Dieu, est-il une créature de Dieu, comme le soutient Arius, ou Dieu lui-même, qui seul peut sauver ? Présidente du comité scientifique du colloque "Célébrer le concile de Nicée ?" à l’Université catholique de Lyon les 20 et 21 janvier, sœur Marie-Hélène Robert pointe les principales questions qui furent tranchées à Nicée en 325.
On ne convoque pas le premier concile œcuménique de l’histoire de l’Église pour des questions mineures ! Au temps des apôtres, le concile de Jérusalem (Ac 15) avait dû régler la question décisive concernant l’admission des chrétiens venus du monde non juif : ils n’ont pas besoin d’être circoncis et d’obéir à la loi de Moïse pour devenir chrétiens. Ensuite, de nombreux conciles locaux se sont tenus dès le IIe siècle, pour résoudre des questions de discipline ecclésiastique ou des points doctrinaux en débat.












