Novembre 2016. Le jeune Charle travaille sur la restauration d’une charpente d’une église à Saumur quand il chute d’une quinzaine de mètres avant de s’empaler sur un banc retourné. Le jeune homme se relève avec un pieux qui lui transperce le ventre. Hospitalisé en urgence, il s’en tire sans aucune séquelle. Pour son patron d’alors, catholique pratiquant, seul un miracle peut avoir sauvé son salarié de la mort. À l’hôpital, il lui parle de Charles de Foucauld. C’est le début d’une histoire qui va mener le charpentier à témoigner pour le procès de canonisation du saint ermite. Quatre ans plus tard, son sauvetage est officiellement attribué à l’intercession de Charles de Foucauld. Le 15 mai 2022, le jeune charpentier se retrouve place Saint-Pierre de Rome pour la canonisation du "petit frère universel".
Déconcertante, la trajectoire du charpentier Charle l’est d’autant plus qu’il n’est pas baptisé et n’a pas la foi. "Je n’étais pas croyant avant ma chute et ne le suis toujours pas", nous confiait-il d’ailleurs quelques jours avant la célébration romaine. Pour autant, le lien qui l’unit à Charles de Foucauld perdure. C’est en effet lui qui vient de réaliser un reliquaire qui sera installé dans une église française de Rome début février.









