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La manière de communier, nouvelle modalité de la religion populaire ?

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Crédit : Aleteia

Paul Airiau.

Si les modalités de la communion donnent toujours lieu à débat, les attitudes pour communier, avant, pendant et après avoir reçu l’hostie sont d’une très grande variété. Pour l’historien Paul Airiau, cela montre que les catholiques ont fait de leur geste de communion une pratique de la dévotion populaire.

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Ce qu’il y a de bien dans le catholicisme, c’est qu’en matière de liturgie, il y a toujours quelqu’un pour remettre une pièce dans la machine à polémiques. Ainsi du cardinal archevêque de Chicago, Blase J. Cupich, qui a relancé la question des modalités de la communion. Dans une note du 11 décembre 2024, il a critiqué les fidèles qui, par leur attitude personnelle, "attirent l’attention sur eux ou interrompent le flux de la procession". Sans être tout à fait explicite, il visait ceux qui ne se contentaient pas de s’incliner avant de communier : sous-entendu, ceux qui s’agenouillent. Passons sur les arguments justifiant l’imposition d’une norme unique pour la communion. Relevons simplement que sa position a suscité d’assez vives réactions, ce qui montre la sensibilité du sujet.

Il est vrai qu’on pourrait multiplier les anecdotes où des prêtres tentent d’imposer aux fidèles une manière de communier — depuis "Pour faciliter le mouvement de communion, il est préférable de se diriger vers tous ceux qui distribuent la communion et pas seulement vers les prêtres", jusqu’à un "Que c’est laid ces langues !" en lieu et place de "Le corps du Christ" lancé à ceux communiant dans la bouche, en passant par "Je ne distribuerai la communion que dans la main" (et en forçant à la recevoir ainsi), sans oublier les décisions presbytérales et épiscopales imposant çà et là la communion dans la bouche.