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Dans la crèche, Marie était-elle allongée ou agenouillée ?

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Crédit : Aleteia

Les questions d’iconographie chrétienne peuvent sembler bien futiles, comme celle-ci à propos de Noël : dans la crèche, Marie était-elle allongée ou agenouillée ? La réponse de l’historien d’art Pierre Téqui.

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Deux façons de représenter Marie ont traversé l’histoire de l’art, chacune reflétant une mariologie différente. Au début, Marie était allongée. C’est ainsi qu’elle apparaît dans les icônes de la tradition orthodoxe. En Occident, les artistes des premiers siècles du Moyen Âge adoptèrent aussi cette convention : sur le fragment de la Nativité du jubé de la cathédrale de Chartres, Marie repose sur un lit ; on retrouve cette même posture dans les ivoires médiévaux de l’époque gothique.

Puis, à partir du XIVe siècle, une évolution notable survient. Marie quitte son lit pour être figurée agenouillée, les mains jointes, dans une attitude d’adoration. Comme l’a bien observé Giulia Puma dans sa thèse consacrée à l’iconographie de la Nativité, cette posture adorante devient si centrale qu’elle finit par s’imposer. Les peintures de la Nativité se transforment alors en "Adorations des bergers" ou en "Vierge Marie adorant l’Enfant Jésus".