Évêque de Nîmes, Mgr Nicolas Brouwet intervient au colloque sur la religiosité populaire d’Ajaccio où se rendra le pape François. Aux lecteurs d’Aleteia, il montre comment la piété populaire est une évangélisation du peuple par lui-même, sous la conduite du Saint-Esprit. Si elle est faite de gestes, de signes, de paroles, elle implique le corps : ce n’est pas anodin.
Deux rencontres sur la religiosité populaire ont lieu en ce mois de décembre 2024 : l’une à Séville, le 2e Congrès international des confréries et de la piété populaire, l’autre à Ajaccio, le colloque sur la religiosité populaire. En Andalousie et en Corse, les manifestations de la piété populaire sont demeurées vivantes même pendant les années de profonde remise en cause de ces formes de manifestations de la foi.
Une enquête toute récente de la Conférence des évêques de France (CEF) sur le patrimoine religieux a justement recensé ces manifestations de piété sur notre territoire. Ce sont 43 ostensions remarquables, 41 rogations particulières, 266 processions remarquables, et on ne comptabilise pas celles de Lourdes, 743 Pardons locaux, 112 fêtes patronales au retentissement large et 134 confréries de pénitents (dont 62 en Corse) qui sont des confréries de dévotion, d’assistance, de règlement des conflits, de pénitence, de corporations de métiers, d’accompagnement des funérailles…












