Dans le monde sécularisé occidental, il est devenu évident pour tous que l’on peut choisir de ne pas croire en Dieu. Renoncer à la foi au Christ a pourtant un nom : l’apostasie.
En grec, abandon se dit "apostasia", et a donné "apostasie" en français. Mais de quel abandon s’agit-il ? La tradition chrétienne a retenu deux formes peccamineuses de désertion : celle de la foi et celle de vœux prononcés. Est donc apostat – substantif associé – celui qui renonce publiquement à la foi ou qui abandonne l’état de vie et la consécration qu’il avait choisi librement, le premier sens étant le plus répandu. Ainsi le Catéchisme de l’Église catholique (Can 2089) définit-il dans le chapitre consacré au premier des dix commandements (Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras) : "L’apostasie est le rejet total de la foi chrétienne."
Nul n’est contraint de croire, mais l’apostasie constitue un péché grave, courant dans les sociétés occidentales contemporaines même s’il n’est pas toujours conscient. Certains, cependant, en font une forme de revendication, comme les créateurs du site apostasiepourtous.com. Leur idée est simple : faciliter la démarche de reniement de la foi en proposant un formulaire pré-rempli pour demander aux diocèses d’être rayés des registres de baptême. L’Église reconnaît cette liberté et indique dans les registres ladite apostasie et l’impossibilité, dès lors, de délivrer un certificat de baptême. Sacramentellement, la personne demeure cependant baptisée.












