separateurCreated with Sketch.

Parmi la foule des saints, comment choisir celui qui intercèdera pour vous?

"Les élus", détail de la fresque du Jugement dernier, Fra Angelico, vers 1425, couvent Saint Marc, Florence, Italie.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Mathilde de Robien - publié le 10/10/24
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Parmi la foule des saints du Ciel, y en a-t-il un qui serait le plus à même d’intercéder auprès de Dieu pour une demande particulière ? Comment l’identifier ? Voici plusieurs "critères" que l’on peut prendre en considération lorsqu’on ne sait pas à quel saint se vouer.

CAMPAGNE DE NOËL 2025

Pour qu'Aleteia poursuive sa mission d'évangélisation, faites un don déductible à 66% de votre impôt sur le revenu.
Ainsi l'avenir d'Aleteia deviendra aussi le vôtre.

Je donne en 3 clics

"Je ne dois pas porter seul ce que, en réalité, je ne pourrais jamais porter seul. La troupe des saints de Dieu me protège, me soutient et me porte", affirmait le pape Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat le 24 avril 2005. La grande cohorte des saints de l’Église constitue des modèles pour les fidèles, mais aussi des intercesseurs efficaces auprès de Dieu. Ce ne sont pas eux qui octroient des grâces directement, – seul Dieu est capable de miracles –, mais ils portent et présentent au Cœur infiniment miséricordieux du Seigneur les intentions de prière des hommes. Il n’y a rien de magique dans cette manière de prier : les intentions confiées ne sont pas toujours exaucées aux yeux des hommes. Mais y associer un saint permet de se sentir soutenu dans cette démarche d’abandon à la volonté de Dieu. On n’est pas seul face à Dieu avec notre pauvre prière. Un saint est un entremetteur idéal. Reste à savoir lequel choisir !

1Des saints qui vous sont proches

"Lorsque ma femme a fait un AVC, et que je suivais en voiture l’ambulance qui l’emportait à l’hôpital, j’ai immédiatement prié saint Jean Paul II", confie Antoine, la cinquantaine. "Nous sommes de la "génération Jean Paul II" comme on dit, nous avons tous les deux une grande admiration envers lui, ses enseignements nous ont formés quand on était jeune, un de nos enfants s’appelle Karol en son honneur, c’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers lui pour lui demander de sauver ma femme. Et j’ai été exaucé !" Chacun peut ainsi se sentir naturellement porté à prier tel saint plutôt qu'un autre. Parce qu’il l’aura marqué, touché, ou tout simplement parce qu’on le connaît mieux que les autres. Cela peut être le cas avec les saints patrons. Ce sont bien souvent les premiers saints avec qui on fait connaissance, à travers des hagiographies ou des petits objets reçus en cadeau dès le plus jeune âge. "Je prie rarement les saints, j’en connais peu ! Mais j’aime beaucoup mon saint patron, Camille de Lellis, que j’ai découvert pendant mes études d’infirmière et dont la manière de soigner les malades m’a beaucoup touchée", souligne Camille, jeune infirmière de 26 ans.

2Des saints qui vous ressemblent

Il est aussi des saints qui nous ressemblent, à travers leur caractère, leur situation de famille, leur métier, les épreuves qu’ils ont traversées… Des similitudes qui permettent de s’identifier plus facilement à eux, et de créer une relation privilégiée. Le bienheureux Carlo Acutis, jeune italien décédé à l’âge de 15 ans d’une leucémie en 2006, trouve ainsi un écho dans le cœur de nombreux adolescents d’aujourd’hui. C’est le cas d’Alban, 23 ans, atteint d’une tumeur cérébrale. "Carlo m’a très rapidement touché par sa simplicité, sa foi, son adoration pour l’Eucharistie, mais aussi parce qu’il est ancré dans notre temps. Ses paroles toutes simples ont éclairé pour moi les mystères de la foi d’une manière nouvelle", confiait récemment Alban à Aleteia, témoignant des grâces aussi bien physiques que spirituelles reçues par l’intermédiaire du jeune bienheureux italien.

Quant à Emmanuelle et Pierre, parents de cinq filles, ils demandent régulièrement aux saints époux Martin, parents de cinq filles également (dont la petite Thérèse), d’intercéder pour eux. "Je leur confie beaucoup d’intentions, pour notre famille et pour des proches", explique Emmanuelle. "Zélie adorait les enfants, elle en a perdu quatre en bas-âge, je lui confie des couples d’amis en espérance d’enfants. Une de leur fille, Léonie, avait beaucoup de retard à l’école et leur causait du souci, mais son procès en vue de la béatification est en cours ! C’est un grand réconfort, pour nous qui avons des enfants avec des difficultés d’apprentissage, de se dire que la sainteté ne dépend pas des performances scolaires !"

3Des saints "spécialistes"

Outre la proximité personnelle avec des saints, leur notoriété peut également être un bon critère de choix. Si sainte Rita, patronne des causes désespérées, et saint Antoine, invoqué pour les objets perdus, restent les plus connus, d’autres, désignés par la longue tradition de l’Église, n’en demeurent pas moins de réels soutiens. En effet, certains saints sont reconnus pour être particulièrement efficaces pour des causes spécifiques. C’est le cas de saint Joseph, père adoptif de Jésus, très souvent invoqué pour des recherches de logement. La tradition invite même à écrire une lettre à saint Joseph, et à l’envoyer à un sanctuaire qui lui est dédié ou la placer sous une statuette du saint. Le sanctuaire de Cotignac, lieu de pèlerinage dédié à saint Joseph, regorge de témoignages de gratitude en ce sens. Saint Joseph serait également un excellent intercesseur pour donner la vie, trouver l’âme sœur, ou encore trouver du travail.

Les saints martyrs sont généralement invoqués pour guérir la partie du corps par laquelle ils ont souffert. Ainsi, sainte Agathe, dont les seins ont été tranchés, est traditionnellement invoquée par les personnes atteintes d'un cancer du sein. Sainte Apolline, qui s’est fait arracher les dents, aurait émis le vœu que tous ceux qui l’invoqueraient à cause de maux de dents soient immédiatement soulagés. Saints Tryphon et Respicius, dont on a rempli les souliers de clous et de morceaux de verre pilés, sont priés pour les blessures aux pieds. Quant à saint Laurent, condamné à être brûlé vif sur le grill, il soignerait les brûlures. Un petit groupe de quatorze saints, appelés les saints auxiliateurs, est considéré, selon une dévotion remontant au XIVe siècle, comme particulièrement secourable. Chaque saint a sa spécialité : sainte Barbe protège des orages, des incendies, des explosions et de la mort subite, saint Blaise soigne les maux de gorge, saint Christophe guide les voyageurs, saint Gilles et saint Guy écartent la folie, sainte Marguerite d’Antioche prend soin des femmes enceintes...

Parmi les saints guérisseurs, saint Charbel, moine maronite mort en 1898, jouit d'une excellente réputation. Des milliers de témoignages de guérisons sont recueillis par le monastère Saint-Maron d’Annaya, au Liban, où se trouve son tombeau. Bien souvent, il s’agit de maladies incurables, de tumeurs malignes ou encore d’importantes séquelles à la suite d’un grave accident, qui ont disparu.

4Des "presque saints"

On les oublie trop souvent, ou on les sous-estime ! Mais ceux dont le procès en vue de la béatification ou la canonisation est en cours ont "besoin" de miracles pour un jour être élevés sur les autels. Dans la procédure classique de canonisation, outre la reconnaissance de l’héroïcité des vertus, un miracle est nécessaire pour être déclaré bienheureux, deux miracles pour être déclaré saint. Ainsi, les Serviteurs de Dieu, les Vénérables ou encore les Bienheureux peuvent prêter une oreille attentive aux sollicitations des hommes. Citons, à titre d’exemple, la touchante Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux, dont l’enquête diocésaine s’est achevée le 22 février 2020. C’est désormais au pape François que revient la charge de statuer et de la déclarer "vénérable". Un procès est également en cours depuis 2009 pour la Servante de Dieu Zita, épouse du bienheureux Charles d’Autriche. La phase diocésaine du procès d’Anne-Gabrielle Caron, cette petite fille décédée à l’âge de 8 ans d’un cancer osseux, sera clôturée le 7 décembre prochain après plus de quatre ans de travaux. Et tout récemment, s’est ouvert le 22 septembre celui des époux La Garaye, qualifiés par Jean Paul II d’ "époux charitables". Ils ne sont pas encore canonisés, mais qui sait si votre prière ne fera pas advenir le miracle qui fera d’eux des saints ?

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)