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Une précieuse découverte des Croisés faite au Saint-Sépulcre

2 min de lecture
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Crédit : Israel Antiquities Authority

Le panneau avant du maître-autel des Croisés tel qu'il se présente aujourd'hui. Environ les deux tiers de la dalle de pierre d'origine ont été conservés.

Jérusalem n'a pas fini de surprendre. Lors de fouilles archéologiques entreprises dans l'église du Saint-Sépulcre, un autel consacré en 1149, construit par les Croisés, a été découvert a annoncé le 15 juillet l'Académie autrichienne des sciences.

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La Ville sainte n'a semble-t-il pas fini de dévoiler ses secrets. Des chercheurs de l'Académie autrichienne des sciences ont annoncé lundi 15 juillet avoir fait la découverte d'un autel dans l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, construit par les Croisés et consacré en 1149. Une belle coïncidence, puisque c'est justement un 15 juillet 1099 que les Croisés ont pris la ville aux Sarrasins, après quatre ans de domination musulmane.

La dalle derrière laquelle a été retrouvé l'autel.

Mesurant 3,5 mètres de large, il est ainsi le plus grand autel médiéval connu à ce jour, rapporte l'Académie des sciences. L'autel était dissimulé derrière une dalle de pierre couverte de graffitis pesant plusieurs tonnes. Il est riche en décorations cosmatesques, une technique d'ornement en marbre particulièrement utilisée au Moyen Âge, en Italie, et surtout à Rome. Issue d'un savoir-faire qui se transmettait de génération en génération, elle était utilisée par les grands-maîtres de la Rome médiévale.

Un autel rare

Seules quelques œuvres d'art cosmatesques sont connues en dehors de Rome, explique ainsi l'Académie des Sciences, et jusqu'à présent une seule en dehors de l'Italie : dans l'abbaye de Westminster, où le Pape avait envoyé l'un de ses maîtres. L'autel découvert à Jérusalem a donc certainement été créé avec l'aide du Pape, qui aurait envoyé dans la Ville sainte tout juste prise par les chrétiens l'un de ses maîtres en art cosmatesque pour y faire réaliser l'autel des croisés. Et l'archéologue autrichien Ilya Berkovich de conclure : "Le Pape a ainsi honoré l'église la plus sainte de la chrétienté."