Ancien membre de la Ciase, l’historien Paul Airiau confirme les accusations d’agression sexuelle portées contre l’abbé Pierre, et le silence complice de ceux qui n’ont pas su faire acte d’autorité à son égard. En matière d’abominations humaines, dit-il, tout catholique devrait ne pas être surpris, mais savoir que la justice passe par la vérité.
Stupeur et tremblement. Enfer et putréfaction. L’abbé Pierre. Eh oui ! l’abbé Pierre. Lui aussi. Un gros cochon. Un beau salaud. Un agresseur. Je ne dirai pas que je suis surpris. Non. Puisque je savais. Je n’ai pas été pour rien membre de l’équipe de recherches socio-historiques de la Commission indépendante sur les abus dans l’Église (2019-2021). J’ai donc appris. J’ai su.
Un de mes collègues a dépouillé des archives du Centre national des archives de l’Église de France qui concernaient l’abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, dans les années 1950-début des années 1960. Un certain nombre d’évêques s’inquiétaient fortement de ce qu’on rapportait de l’abbé Pierre, dans son rapport aux femmes. On voulut le contrôler, on le fit soigner en Suisse, on l’expédia au Sahara en désespoir de cause. Sans vrais résultats apparemment.











