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Discrètement, ils rendent les églises plus belles et plus accessibles

7 min de lecture
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Crédit : AK

Une chapelle consacrée à Saint-Joseph, en Ille-et-Vilaine.

Discrètement mais sûrement, des centaines de laïcs se mobilisent pour rendre les églises et chapelles de France plus belles et plus accessibles aux fidèles, pèlerins et touristes. Une mission d’autant plus cruciale en cette période estivale.

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Qui ne s’est jamais réjoui, après une randonnée harassante ou une journée de visite éreintante, de trouver un peu de fraîcheur et de quiétude en poussant la porte d’une église ? Ce petit réflexe, des millions de touristes l’ont chaque année. Visiter une ville ou traverser un village bien sûr, mais jamais sans oublier de s’arrêter dans la chapelle, l’église ou la cathédrale. Derrière cette habitude qui peut sembler une évidence, c’est l’investissement de centaines de laïcs qui se cache. Ouverture des édifices autant que possible, fraîcheur des fleurs disposées à l’intérieur, mise à disposition de supports pédagogiques… Tous les moyens sont bons pour favoriser une rencontre. "Beaucoup de gens qui ne se disent pas particulièrement croyants visitent l’église du coin, lors de leurs vacances. Ils aiment s’y rendre, même quelques minutes", assure à Aleteia Pascale de Barochez, chargée de mission à la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs (PRTL). "Il y a un attachement sur lequel il faut capitaliser."

Peu connue du grand public – et même des fidèles – cette pastorale existe depuis les années 1950. Elle a été pensée peu après la Seconde Guerre mondiale avec pour objectif que les personnes profitent pleinement de leur temps libre, leurs vacances, pour se reposer, mais aussi pour grandir dans la foi. "L’Église considère que ce temps de vacances n’est pas un temps vide mais un temps habité, de réception, de perception et de transcendance." Elle compte aujourd’hui une cinquantaine de déléguée diocésains et on estime entre 800 et 1.000 le nombre de laïcs investis. Mais le travail de sensibilisation est loin d’être achevé. "Certains évêques estiment qu’ils ne sont pas dans un territoire touristique… mais au contraire ! Même si les touristes ne s’arrêtent qu’une après-midi, il est fort probable qu’ils passent visiter l’église."