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Cette Église qui attire, dans ses faiblesses et sa radicalité

5 min de lecture
"Les jeunes, les exclus, les fidèles, les malades : tous seront rencontrés et, finalement, emmenés spirituellement vers ce qui sera l’aboutissement de ce voyage, la ville de Metz", commente le père Benoist de Sinety, curé-doyen de la ville de Lille.

Crédit : Aleteia

Pour le père Benoist de Sinety, curé-doyen de la ville de Lille, les chrétiens de France ne sont pas nombreux mais en nombre suffisant pour porter le message de paix de l’Évangile.

Si les chrétiens de tous âges et de toutes sensibilités sont de plus en plus nombreux à participer aux grands rassemblements de la foi observe le père Benoist de Sinety, comme en ce moment vers Chartres ou bien au Frat de Jambville, ce n’est pas en raison des vertus de l’Église, mais plutôt de ses faiblesses où se révèle la grâce de Dieu, dans sa radicalité.

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« Ne ralentissez pas votre élan ! » (Rm 12,11) : l’encouragement de l’Apôtre à demeurer « dans la ferveur de l’Esprit » résonnera en ce week-end de Pentecôte pour les quelques 11.000 jeunes Franciliens de quatrième et troisième présents au Frat à Jambville. Pour rappel, ils étaient 7.800 en 2022, au sortir des confinements... Comme pour les 18.000 pèlerins qui se dirigeront vers Chartres, de tous âges et de tout le pays, au même moment, les chiffres donnent un peu le tournis. 

C’est sans doute une des raisons pour laquelle la Bible se montre aussi méfiante sur toute comptabilité : soit elle plonge dans le désespoir soit elle suscite l’orgueil. Comme si le nombre dépendait de notre génie, de notre marketing, ou même de notre foi. Les parents le savent bien, eux qui voient parfois certains de leurs enfants s’éloigner de l’Église et d’autres s’y investir, fervents. Alors qu’ils ont reçu la même éducation et bénéficié des mêmes encouragements. Il est toujours préférable de compter sur Dieu que de compter sur soi ou de se compter, soi !