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Célestin, 19 ans, d’orgue et de Dieu

CELESTIN-ORGUE

Célestin Vanneufville

Célestin Vanneufville.

Marthe Taillée - publié le 14/05/24

Célestin Vanneufville, 19 ans, organiste et chef de chœur, met sa passion pour la musique au service du Christ. "Le chant et la musique permettent d’entrer profondément dans la prière et toucher les gens. C’est une manière d’évangéliser !", confie-t-il volontiers. Portrait.

À 19 ans à peine, la musique est déjà toute sa vie. “Allier la passion et la foi dans mon travail de tous les jours, c’est génial”, s’enthousiasme Célestin Vanneufville depuis la maison de ses parents où nous le retrouvons en visioconférence. L’étudiant au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), a quitté la vie parisienne pour une semaine de vacances au vert, dans la ferme familiale, dans la Somme. C’est là que s’est forgée sa solide foi en Dieu, mais aussi sa passion pour la musique, qui lui vient du côté maternel. “Mon arrière-grand-mère et ma grand-mère jouaient du piano”, confie ce cinquième d’une fratrie de six enfants. Dès l’âge de 5 ans, il est marqué par les “sons et les harmonies” produits par la guitare de sa maman. C’est son “premier coup de foudre avec la musique”. Il débute cet instrument à l’école de musique du village.

celestin-organiste
Célestin accompagne parfois jusqu’à cinq messes à l’orgue dans le week-end.

Après deux années à l’internat du Foyer de Charité de Courset, dans le Pas-de-Calais, Célestin rejoint la toute nouvelle école de Liesse (aujourd’hui Académie musicale de Liesse, installée depuis 2022 dans la Sarthe) en classe de CM2. Situé dans l’Aisne, cet internat catholique pour garçons propose un enseignement scolaire adapté, doublé d’un apprentissage musical complet. Il ne compte alors que quelques dizaines d’élèves. Toute la famille accueille cette orientation comme une “grâce de la providence”, tant elle correspond au jeune garçon passionné de musique.

Solfège, instrument, chant, vêpres chantées tous les soirs… Les années à l’Académie vont durer huit ans, jusqu’au baccalauréat. Là, vont s’ancrer de solides bases musicales et la découverte des trésors de la liturgie. Notamment grâce à l’orgue, son “deuxième coup de foudre”. “C’est un instrument orchestral, qui peut être aussi très recueilli”, apprécie Célestin qui accompagne aujourd’hui les messes à Sainte-Marie-des-Batignolles (Paris) et approfondit cet instrument au conservatoire.

“On a besoin de bons musiciens au service de Dieu.

Grâce à ses talents d’organiste, Célestin “qui n’a jamais vraiment douté” de la foi, entend redonner toute sa beauté à la liturgie, qui passe parfois au second plan. “On a besoin d’avoir de bons musiciens pour faire connaître la musique sacrée et sublimer la liturgie”, confie ce perfectionniste dans l’âme. Motets à quatre voix, unissons parfaits… “le chant est propice pour entrer profondément dans la prière et toucher les gens. C’est clairement une manière d’évangéliser !”, affirme-t-il. À condition que la liturgie demeure “cadrée et soignée, dans le but d’élever les âmes, comme chez les moines”, souligne celui qui a repris l’année dernière la direction du chœur paroissial de la Madeleine (Paris).

Le baccalauréat général en poche, il partage son temps depuis l’année dernière entre le perfectionnement de l’écriture et de l’orgue au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés, l’accompagnement de messes à l’orgue et la direction de chœur. Un emploi du temps serré qui ne l’empêche pas de profiter de la vie étudiante et de chanter chaque semaine dans le chœur de l’aumônerie de la Sorbonne, comme ténor. Là, il peut donner libre cours à sa passion du chant choral, sans en porter la charge.

Préserver le “cœur à cœur avec Jésus”

Car comment nourrir sa foi quand on dirige un chœur ou qu’on enchaîne jusqu’à cinq messes à l’orgue dans le week-end ? “Ce n’est pas facile de prier quand on est tout seul à la tribune, loin des fidèles et concentré sur l’aspect technique de la console de l’orgue”, reconnaît-il. “Parfois je prie avant d’accompagner une messe, et j’essaie de communier une fois dans le week-end. C’est important de ne pas perdre l’aspect du cœur à cœur avec Jésus pendant la célébration.”

Il espère intégrer d’ici peu un “Pôle supérieur de musique” (études musicales de haut niveau). “L’enseignement me plaît aussi beaucoup”, confie le jeune maestro, également doué pour la composition. Émerveillé par le texte du Magnificat, il a mis en musique le premier verset de cet hymne qu’il a chanté durant huit ans à l’Académie musicale de Liesse. Il a également composé un Ave Maria et mis en musique un texte de Nicolas Vodé, poème sur le thème des Jeux Olympiques qui sera interprété en l’église Saint-Eustache (Paris 1er) et chanté par les élèves de l’Académie le 22 mai prochain (concert privé).

Pratique

Dimanche 16 juin à 15h30 : concert du chœur paroissial de la Madeleine en hommage à G. Fauré, P. Cochereau, T. Dubois 
Vendredi 19 juillet à 10h : messe d’ouverture des Jeux Olympiques à la Madeleine retransmise en direct sur CNews
Vendredi 19 juillet à 20h30 : concert à la Maison Eugène-Napoléon (Paris) dans le cadre des Jeux Olympiques 

Tags:
LiturgieMusiqueorgue
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