L’avenir du christianisme qui préoccupe les sociologues et les historiens est une fausse question pour les disciples du Christ, soutient l’écrivain Henri Quantin.
Le christianisme a-t-il un avenir ? On ne saurait dire si la question se pose de plus en plus ou de moins en moins. De plus en plus chez les chrétiens, sans doute, tant ils peuvent constater avec inquiétude, en Europe du moins, la disparition de tous les signes extérieurs d’une civilisation de disciples du Christ, moines défricheurs et copistes, savants croyant en une rationalité à l’œuvre dans la création, artistes faisant resplendir les plus belles scènes de la Bible, gouvernants conscients, en principe, qu’ils auront des comptes à rendre à Dieu... On comprend que pour certains chrétiens, l’avenir du christianisme soit une question de survie.












