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Cinq clés pour acquérir et conserver la paix du cœur

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Aliénor Strentz - publié le 24/12/23

Le stress est le mal du siècle, entend-on souvent. Dans notre société pleine d’inquiétude et d’agitation, il faut vraiment aller à contre-courant pour trouver la paix du cœur et la conserver. Voici donc cinq clés pour cheminer tout droit vers la sainteté.

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Noël célèbre la naissance du Prince de la Paix. Dieu s’est fait petit enfant pour sauver les hommes et leur apporter la paix. Comment faire sienne cette paix? Comment la conserver? Selon saint Séraphim de Sarov, acquérir et conserver la paix du cœur serait l’objectif n°1 de notre vie chrétienne. 

1
Accepter et se réjouir de son impuissance

Les raisons de perdre la paix sont multiples, mais elles ne sont jamais bonnes (même si elles peuvent être légitimes !) : nous nous inquiétons de ce que nos projets n’avancent pas aussi vite que nous le voudrions, nous craignons les divers dangers de la vie pour nous et plus encore pour notre famille, nous perdons patience et nous agaçons fréquemment quant au comportement d’un proche, ou encore nous nous faisons mille et un soucis sur telle ou telle décision à prendre. Ceci n’est qu’un bref panorama de nos (trop) nombreuses inquiétudes, qui se résument souvent en une seule : nous aimerions tout contrôler, tout maîtriser, ce qui est littéralement impossible.

Ce désir de contrôle peut même s’exprimer dans la vie spirituelle. Nous nous décourageons et perdons la paix en constatant que nous tombons toujours dans les mêmes péchés. Nous sommes troublés par les scrupules, mais ces scrupules sont parfois davantage le signe d’un orgueil blessé que d’une véritable conscience d’avoir offensé l’amour de Dieu et du prochain. C’est peut-être pour ces raisons que Sainte Thérèse de Lisieux écrivit que la plus grande chose que le Seigneur ait faite dans son âme est « de lui avoir montré sa petitesse, son impuissance ». 

La première clé est de se décentrer de son amour-propre pour se focaliser sur l’amour miséricordieux du Père.

Ainsi, pour avoir la paix du cœur, la première clé est de se décentrer de son amour-propre pour se focaliser sur l’amour miséricordieux du Père qui toujours nous pardonne et nous relève après nos chutes. En nous réjouissant de notre impuissance à l’instar de la plus grande sainte des temps modernes, nous acceptons l’idée de tomber et de nous tromper, sans nous en affliger démesurément, puisque nous savons que nos offenses ne sont « qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent ».

2
Ancrer sa paix en Christ seul

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Une deuxième clé pour acquérir la paix du cœur est de la chercher là où elle se trouve, et pas ailleurs ! Si nous attendons notre paix d’un contexte mondial lui-même paisible, de circonstances favorables dans notre propre vie, alors nous ne serons jamais en paix, ou du moins celle-ci sera éphémère et remplie d’illusions. Qui peut nous assurer en effet que nos projets se réaliseront comme nous le voulons, que nous serons toujours en bonne santé, ou que notre pays sera demain encore en paix ? Plus prosaïquement, le mauvais temps peut nous agacer une bonne partie de l’année. Nous voyons donc que ce ne sont pas les circonstances extérieures qui peuvent nous garantir la sérénité et la paix.

Notre paix doit reposer sur un roc autrement plus solide que les circonstances extérieures, inébranlable même : le Christ lui-même, son Amour inconditionnel pour nous, et sur la foi en ses promesses, dont la victoire sur le mal et la mort. Nous pouvons nous répéter avec assurance les mots de l’apôtre Paul (Rm 8, 35-37) : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? (…) Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés ».

3
Se ressourcer quotidiennement dans l’oraison

Le prophète Elie apprend sur le mont Horeb que Dieu ne se trouve ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais dans le « murmure d’une brise légère » (1 Rois, 19 : 11-12). C’est une leçon d’humilité pour le prophète qui vient de réaliser peu avant qu’il n’est « pas meilleur que ses pères » (1 Rois 19,4).

Pour garder la paix de notre cœur, nous devons offrir notre vulnérabilité au Seigneur.

Pour garder la paix de notre cœur, nous devons offrir notre vulnérabilité au Seigneur, et recevoir de lui-même sa paix divine. Il nous a assuré dans l’Evangile qu’il nous « laisse la paix, qu’il nous donne sa paix » (Jn 14,27). Afin de la recevoir, encore faut-il passer un temps privilégié quotidien avec Dieu. C’est dans l’oraison silencieuse que nous pourrons puiser dans son Cœur même la paix, la sérénité et la joie nécessaires pour faire face à toutes les épreuves de la vie. Nous pouvons aussi le prier simplement en ces termes : « Père, tu sais ce dont j’ai besoin. Je te remets cette situation compliquée. Je ne veux pas me faire de souci. Garde mon cœur dans la paix. »

4
Ralentir pour vivre plus consciemment

Nous voulons souvent aller plus vite que la musique. Nous peinons à attendre dans les files d’attente, car nous avons l’impression de « perdre notre temps ». Nous sommes aussi impatients quant à l’accomplissement de nos projets les plus chers. Combien de célibataires par exemple se troublent exagérément de ne pas avoir encore trouvé l’âme sœur ! Toutes ces impatiences sont bien « humaines », mais elles témoignent d’un manque de confiance en la Providence, et dans le « timing » parfaitement contrôlé de Dieu. 

Il nous arrive ainsi de vouloir une bonne chose, mais d’une manière qui est mauvaise. Certainement, Sainte Marthe voulait recevoir Jésus en lui accordant tout l’honneur qui lui était dû, mais son empressement assorti d’amour-propre et d’un brin de jalousie envers sa sœur ne plut pas au Seigneur. (Lc 10, 41)

Une quatrième clé pour garder son cœur en paix est de ralentir volontairement nos gestes et nos prises de parole.

De même, nous pouvons perdre la paix au travail car nous craignons de ne pas respecter les délais. Mais c’est justement lorsque le stress monte que nous devrions nous poser, nous aérer, pratiquer quelques minutes la cohérence cardiaque pour synchroniser le rythme de notre respiration et celui de notre cœur, et surtout remettre celui-ci dans les mains de Dieu. 

Ainsi, une quatrième clé pour garder son cœur en paix est de ralentir volontairement nos gestes et nos prises de parole, pour les vivre plus consciemment. Dans son Petit traité sur la Paix du Cœur (Recherche la Paix et poursuis-la, Editions EdB 1991), le père Jacques Philippe conseille de suivre le secret de sainteté de Thérèse de Lisieux, en faisant « les petites choses par amour », « tranquillement et sans nervosité », et en évitant « un empressement excessif ». C’est ce qu’il appelle « ces petits gestes de collaboration à la grâce », et qui nous permettront, jour après jour, de garder nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ.

5
Travailler sur soi sans se décourager

Une cinquième clé pour faire grandir la paix en soi est de prendre conscience de ses zones d’ombre, et de travailler sur soi sans se décourager. En apprenant à mieux se connaître, nous pouvons discerner la ou les raisons qui nous font régulièrement perdre la paix : un manque de confiance en la Providence ? une peur de la souffrance ? une crainte du jugement humain ?

Quoiqu’il en soit, Dieu ne veut pas pour nous une vie de peur et de repli sur soi. Nous pouvons confier nos angoisses à Dieu, et nous faire accompagner pour faire reculer ces peurs, par de petits pas quotidiens. Certains vécus ont été particulièrement douloureux et nécessitent davantage de travail sur soi pour acquérir la paix. Mais ce sera une paix d’autant plus mature qu’elle aura triomphé des coups de la vie. 

Enfin, que pouvons-nous offrir de meilleur à nos frères et sœurs souffrants, sinon précisément un cœur paisible, confiant et joyeux, qui soit un reflet de l’amour du Père pour chacun de ses enfants ?

Aliénor Strentz est fondatrice du blog « Chrétiens heureux » et Missionnaire de l’Immaculée Père Kolbe. Elle est aussi docteur en ethnomusicologie et formatrice pour adultes.

Tags:
Paix
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