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Jésus : fou, menteur ou Seigneur ?

Jezus Chrystus jako dobry pasterz prowadzący swoje owce

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Jean-Baptiste Lefèvre - publié le 06/07/23

C. S. Lewis, grand apologète et auteur du "Monde de Narnia", proposa un jour son fameux "Trilemme". Le problème se pose ainsi : un homme — Jésus-Christ — qui revendique sa divinité, est-il : fou, menteur ou véritablement Dieu ?

Jésus Christ est sans doute le personnage le plus célèbre de l’Histoire. Pourtant, il n’a jamais écrit de livre. Il a préféré laisser son empreinte par ses paroles et ses actes. Dans Les fondements du christianisme, C. S. Lewis met en garde tous ceux qui prétendent être touchés par l’enseignement de Jésus sans admettre sa divinité. Jésus, grand maître spirituel — pourquoi pas ! Mais Dieu ? Ne soyons pas fous ! Après tout, quelle audace que de dire : “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.” (Jn 14,6)

En effet, cette revendication démarque Jésus des autres fondateurs de religions ou des philosophes. Eux parlaient des vertus ou de leurs dieux, tandis que Jésus prétendait être ce qu’il prêchait, c’est-à-dire Dieu lui-même. Il a même déclaré avoir le pouvoir de pardonner tous les péchés et d’avoir existé depuis toujours (Jn 8,58) : “Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, Je suis.” Mieux, il a annoncé qu’Il reviendrait juger les vivants et les morts. Face à autant d’assertions, que penser d’un tel homme ?

Est-ce un fou ?

De telles paroles, peuvent-elles sortir de la bouche d’un fou ? Quel fou pourrait prêcher l’appel à la sainteté ou l’amour du prochain, voire même le pardon de ses ennemis ? Un fou peut-il opérer des miracles visibles, chasser les démons, puis se laisser torturer et crucifier ? Selon C. S.  Lewis, il semblerait que de telles choses ne peuvent venir d’un esprit confus.

Est-ce menteur ?

Si les paroles du Christ sont celles d’un menteur, quel serait le motif d’une telle déception ? Un menteur aurait-il choisi librement d’être haï de tous jusqu’à la mort ? S’il s’agissait d’un besoin de pouvoir, pourquoi Jésus aurait-il parfois voulu rester dans la discrétion en évitant les énormes foules qui le suivaient ? Avec une vie publique de trois ans, ce pouvoir aurait été très furtif…

De toute évidence dans les Évangiles, son seul but était le salut des âmes par sa Passion et par sa Croix. Tout cela est bien loin des intérêts d’un menteur…

Verdict ?

“Pour vous, qui suis-je ?” (Mt 16,15). Si Jésus n’est ni fou, ni menteur, il est raisonnable d’accepter la dernière hypothèse avec foi : Jésus est bel et bien le Fils de Dieu. Si nous sommes hésitants, n’oublions pas la phrase de Sherlock Holmes dans Le Signe des Quatre : “Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité.”

Tags:
Jésus
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